La pâtologie est un mal qui touche toute personne qui adore les pâtes et en consomme de manière excessive.
Il existe, vous l’avez sans doute deviné, des nuances dans la maladie.
Celui qui raffole de « pipe rigate » est plus modéré qu’un consommateur de spaghetti, de fusilli ou de farfalle.
Etre gourmand de penne, lumacone, et rigatoni, est un sous-degré par rapport aux friands de tagliatelle et girandole.
Bref, en médecine « pastosa », spécialité italienne dans la gradation de la mastication al dente, il y a un large panel de nuances dans la gourmandise pastale et la propension à porter le bidon bien bas et bien tendu. Un poids mort à l’avant du corps, un abdomen volontiers cachotier d’attributs masculins vus d’en haut.
– Qu’il est bête !
– Qui a dit ça ?
Manger des pâtes en abondance exagérée n’est donc pas la meilleure façon de se nourrir pour posséder la ligne de rêve des personnes sveltes et légères, capables d’esquisser des pas de ballerines.
Il y a quelques rares spécimens du pas chassé et des pointes émoussées comme Carlos ou le dernier candidat à « Danse avec les stars » mais ça reste l’exception qui confirme la règle.
Si malgré toutes ces explications, vous ne vous résolvez pas à modérer la pasta asciuta, je vous indique une façon d’accommoder les pâtes rapidement, sans faire trop de vaisselle… une poêle suffira.
Voici :

En cours de route donc :
Il me restait une grosse tomate, ce qui est une folie hors saison. Je l’ai mondée, épépinée et j’ai fait frire légèrement des morceaux, j’ai posé de l’ail en poudre, salé, poivré, ajouté des olives noires. Echalote est bien venue, si vous voulez, et toute herbe de votre choix aussi.
Je prenais ce qui me tombait sous la main.
J’ai ajouté de l’eau et des spaghetti brisés à la bonne dimension de la poêle. Détachez les, au début, avec la fourchette. Vous pouvez mettre du safran, curry et Cie.
J’ai couvert pour porter le liquide à ébullition puis retiré le couvercle pour faire réduire, il faut compter 15 à 20 minutes, je ne m’en soucie guère, je surveille.

On dirait des pastèques lilliputiennes, non ?

Et voilà, vous êtes prêts pour vous empâtologer la vie et vous l’enfromager si le souhaitez.
Moralité :
Qui vit en pleine pâtologie est certain d’aimer la vie !
Avec son esprit à la facétie, il fuit mentale pathologie !