Les états chancèlent, la conjoncture est difficile mais pas pour tout le monde.
Ça ferraille ferme dans les clubs de foot pour obtenir les meilleurs joueurs afin de bien remplir les stades, les boutiques et donc les caisses. Le PSG fait le plein, les autres prétendants au titre de champion de France resserrent les rangs pour ne pas se laisser faire. Tout cela provoque une belle émulation qu’on ne connaissait plus de belle lurette.
Mais que se passe-t-il ? Les pétrodollars sont sur la place. Après avoir arrosé les clubs étrangers, voilà qu’ils partent à la conquête de Paris. Et comme disait le président Nicollin, à part 4 ou 5 têtes de série, tous les autres clubs seront des prétendants à la deuxième division. Il en va à peu près ainsi dans les grands championnats européens.
Il a fort à parier qu’après avoir ciblé une vingtaine de clubs en Europe, les hommes en blanc, mais pas leurs chèques, venus des émirats vont imposer un championnat européen composé des deux ou trois meilleures équipes de chaque pays. Le championnat français deviendra accessible pour les habitués aux places d’honneur. Cette démarche semble inéluctable.
Le foot est-il en passe de relancer l’économie ?
En tous cas, celui qui a les pieds en or, même en ayant du plomb dans la tête, ne manquera pas de s’enrichir avant de nous donner des leçons de morale, de démocratie ou de générosité lorsque la retraite sonnera autour de ses 35 ans.
Ils palpent des sommes astronomiques et sont en conflit avec leurs clubs lorsqu’on les sollicite pour des grosses poignées d’euros en plus. C’est le cas très parlant de notre compatriote Nasri, pour ne citer que lui, qui boude car son club ne veut pas le lâcher. Manchester City lui offre un million brut mensuel. Son coach faisait le sourd car il attendait plus sonnant et trébuchant. Il semble mieux entendre désormais…il parait que c’est la règle du jeu.
Dans le foot on jongle beaucoup avec les ronds… Le plus beau dans l’affaire c’est qu’on devient très riche, très vite en s’amusant. A-t-on déjà entendu dire : « Ce soir le PSG travaille avec l’OM au Parc des Princes ? »
Que demande le peuple ?
Quel peuple ?
Celui qui alimente les caisses des stades, pardi !
Ce peuple de supporters est prêt à se faire tabasser par le camp adverse pour des clopinettes. Il a déjà vidé ses poches en passant par la boutique puis par le guichet du stade pour gueuler son amour du club et tromper la misère de la semaine.
Allez les bleus !… A l’âme ou au porte-monnaie ?
