Le temps des Si est arrivé pour moi.
Lorsque le voyage n’est plus très loin du terminus, on commence à rassembler ses bagages avant de mettre le pied sur le quai de l’ailleurs.
Tout est calme, tout va bien, à priori, mais Si… sait-on jamais.
Si quoi ?
Mon père était surnommé Siki, on ne va pas m’affubler d’un Sikoi !
Je vais vous dire.
Si, par hasard l’ami Alza venait me serrer la main dans l’intention de m’emmener dans son monde qui n’est pas le mien, s’il parvient à me convaincre de le suivre, interdisez moi ce voyage en mauvaise compagnie.
Si je venais à oublier qui vous êtes et qui nous fûmes,
Si je traine mes pas à côté de vous comme croisant un inconnu que j’ignore,
Si j’ai l’air d’être ailleurs en étant toujours ici,
Si mon regard est vide et que je ne sais plus ce qu’est la vie,
Si je deviens bonzaï que l’on arrose et nourrit,
Si je vais à gauche alors qu’il faut aller à droite, ne reconnaissant ni nord ni sud, encore moins est et ouest,
Si je pèse et empiète gravement sur la vie des miens et des autres,
Si mon lieu de vie n’est plus que crèche régressive,
Si je désapprends au lieu d’évoluer encore…
Alors, il est temps de partir.
Aujourd’hui, avec toutes mes facultés intactes, je ne souhaite pas que l’on entretienne cet état de dépendance absolue, cette déchéance, cette non vie.
La négation du vivre en toute conscience et liberté, je n’en veux pas.
Aucune loi, fut-elle pensée puis votée par deux assemblées, n’est au-dessus d’une pensée personnelle, intime et clairement exprimée en toute conscience.
Les penseurs de morale, d’éthique, de philosophie, que sais-je encore, ne sont qu’à la hauteur de leur pensée pas de la mienne.
Ma vie m’appartient, je ne veux pas poursuivre dans un état déconnecté de l’humain, la poignée de jours, de mois et même d’années dans des conditions qui n’ont rien à voir avec le vivre.
Il y a assez de travers dans ce monde décadent pour en rajouter inutilement en faisant croire que c’est geste d’humanité que maintenir un souffle gravement défaillant sans espoir d’un retour à la normale.
Par humanité vraie, je souhaite que l’on mette un terme à l’effacement et à la non conscience des choses d’ici bas.
Une vie s’achève, on nait pour cela, lorsqu’il ne reste que le semblant, il est temps de s’en aller, cela peut se faire dignement dans l’apaisement général de l’entourage.
L’avis des autres ne s’ingère pas dans l’existence d’un homme.
Quitter ce monde dans la dignité fusse par procuration donnée du temps de toute sa conscience, si c’est sa volonté, voilà l’humanité ! On l’aide à partir puisqu’il ne sait plus le faire lui même.
Ceci ne vaut que pour moi, les autres c’est une autre affaire.
Leur affaire.

Le petit plus du jour :

Merci pour les hiboux
Et
Bonne fin de journée Simon. 😻
Les hiboux sont prêts pour demain sur FB mais je n’ai pas de projet en route pour le blog, j’écris toujours au dernier moment, lorsque ça me prend. Et souvent, par surprise, sur un simple mot entendu…
Bonne soirée Chat.
Eh bien quand le moment du blog arrivera … on le prendra 😉