Une flatteuse attention.

Pour en finir avec mon dernier ouvrage… A l’ombre de l’école.

Je peux vous assurer qu’une rencontre avec un représentant de l’Académie Française vous booste pour le restant de vos jours.
Je ronronnais, je me cachais, me faisais tout petit, me rendais invisible.
Une telle bénédiction « académique » vaut toutes les psychothérapies pour vous remonter le moral, vous réveiller en vous tirant du néant.
Cette soudaine mise en lumière m’a fait le plus grand bien, vous l’imaginez facilement.

Je vous avoue que je fus très surpris, j’ai failli me pincer pour vérifier si c’était vrai.
Le cher Erik y croyait plus que moi et n’arrêtait pas de m’encourager.
Il souhaitait une édition en vue, j’ai voulu rester fidèle à celle qui m’avait donné ma chance. Hélas, le manuscrit que j’ai envoyé, brut de chez brut, je n’aime pas me relire, fut très peu corrigé, à peine survolé. Il y a même, une ou deux corrections qui m’ont échappé, je faisais confiance.
Un exemple, j’avais qualifié mon approche du lire de « lecture hélicoptère« , dans l’ouvrage elle devient « lecture d’hélicoptère« . Bon ce n’est pas bien grave, j’ai été un peu dépassé par la précipitation.

Le jour de la présentation de l’ouvrage dans un musée, c’est Erik qui était à la manœuvre, c’était mon souhait, il est rompu à l’exercice.
Il venait de visiter, dans la même salle, juste avant d’intervenir, mon exposition intitulée : « A nos pieds un monde ignoré« . Il avait très vite, à la vitesse d’un académicien, saisi la teneur de mon message. Je m’adressais au public visiteur pour lui signifier, en images, qu’il traverse une vie sans remarquer qu’à ses pieds, il existe une vie extraordinaire, une vie presque faite de mystères, de curiosités, d’étrangetés, que je décrivais dans des légendes, avec humour.
Je mettais en lumière le clairon des abeilles, par exemple, un coléoptère aux élytres rouges zébrées de noir, qui mène curieuse vie cachée, à l’aplomb de notre visage. J’y enchaînais plus d’une vingtaine de cas… J’espérais que les enfants du collège s’intéressassent vivement. Voyant aussi des clichés macros, qu’ils doublent leur curiosité et prennent goût à la photographie. Qui prend des photos, apprend à observer, à être patient et à savoir. La séance du jour était à deux facettes, par hasard.

A la fin de la présentation, Erik attrapait un livre à sa droite et m’écrivait dédicace.
Ce fut encore une surprise, comment voulez vous, alors, ne pas être heureux en ce jour du 19 juillet 2024 !

Après le maquis, la montagne et les rivières, la solitude et l’état de quidam, je prenais un peu de lumière.
On me voit plus souvent, j’expose, j’explose en espérant ne pas partir en miettes…

Le clairon des abeilles pond ses œufs dans les galeries d’abeilles sauvages, ses larves se nourrissent des œufs et des larves de l’apidé.
N’est-ce pas ?


Je viens d’apprendre le décès de Marie-Anne, je m’en vais lui écrire un mot à l’adresse des villageois.
Après, c’est promis, probablement mardi, je commence le premier chapitre « Une lueur dans la brume ». A très bientôt.

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