Hier, j’ai marché sur la lune.
Le barrage de l’Ospedale était quasiment à sec.
C’est la première fois que je le vois ainsi.
L’endroit que je visite souvent, sans jamais me lasser, était dans un état catastrophique. Une retenue d’eau devenue terre brûlée comme si une bombe atomique avait tout rasé, ne laissant pour paysage qu’un endroit de désolation.
Un cimetière dont les tombes, très nombreuses et très proches les unes des autres, étaient signalées par des souches, d’ordinaire subaquatiques, affichées au grand air.
J’avais l’impression de lire sur des racines mises à nu : « Ci git pin laricio 156″…
Aucune trace de vie, un coin de Lune désert.
Au loin, le « dormeur du mont » ronflait profondément, semblait indifférent au bris du miroir dans lequel il s’admire, après chaque réveil, et juge l’état de ses rides.






Pourtant, l’espoir demeurait.
Juste en face, l’eau se précipitait vers la réserve tarie comme si elle volait à son secours. Sur les rives, très étalée, semblait encore discrète, plus en amont, elle coulait à gros flots et paraissait pressée de remplir sa mission.
Après les dernières pluies, très abondantes, des torrents descendaient de la montagne à toute vitesse.
Combien de temps encore pour revoir un lac dans toute sa splendeur ?




Le voici, ci-dessous, en petite forme…

tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir. L’aridité, on connait par ici, même si la méditerranée n’est qu’à 15 bornes….
Et tant qu’il y a de l’espoir c’est qu’on vit ! 😉
Si la méditerranée se vide aussi, nous irons à Marseille en calèche !
😻