Miroirs.

Le temps était maussade
La pluie menaçait

Par cet augure incertain
Nous allions main dans la main
Sur le chemin forestier
Sans même nous méfier.

Nous marchions bon train
En défiant le grain,
Le ciel pour se montrer
D’un air à faire pleurer
Et de guerre lasse,
Se mirait dans les flaques
S’offrant à ceux qui filent tête basse.

Par ci par là, par plaques
Il avait, sans le savoir,
Son petit point d’azur
Et ses nuages obscurs,
Imprimés dans des miroirs.


2 commentaires

  1. C’est merveilleux, aujourd’hui je peux mettre les ´j’aime ´ et miracle je peux écrire un commentaire.
    Je le redis, je lis chacune de vos parutions et j’aime beaucoup vos billets.
    À bientôt. Je pense bien à vous.

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