Je ne pars jamais en vacances.
Je reçois des vacanciers.
Non pas des vacanciers genre airbnb qui financent, quelle horreur pour l’homme libre que je suis, mais des amis qui viennent vacancer chez moi.
Alors, alors, dès qu’ils viennent, je pars en vacances avec Annie.
Nous nous isolons le soir dans le boudoir, nous laissons place et nous apprécions ce bonheur de nous retrouver si loin de chez nous, à quelques pas seulement de la cuisine
Très loin de chez nous alors que nous sommes au rez de chaussée, juste un peu décalé de notre habitus.

C’est magnifique ! Lorsque je fais la sieste dans cet endroit, j’ai l’impression d’une grande liberté. Je vois le ciel à travers des barreaux. Les barreaux qui invitent au vagabondage idéel. Si vous saviez comme je suis heureux de traverser les cieux et visiter tout ce que je ne connais pas.
Vous savez, le ciel est une inconnue, un mystère qui pourtant ne me cache rien. Il m’ouvre ses horizons, il m’ouvre toutes les envies d’un homme.
Je m’envole sans être un rêveur, un faiseur de réel, un réel qui me va si bien. Je vole sans détrousser personne. Je vole vers mes plaisirs sublimés, j’écris ode à la vie et n’en finis plus d’avoir des envies, encore et encore…
Si vous saviez comme la vie est belle ! Belle lorsqu’on se fond dans les choses qui nous entourent, lorsqu’on attrape qui on aime, même sans son consentement. Ce n’est pas abuser, c’est envoler plus que voler. C’est surprendre, étonner profondément et puis embarquer sans rien imposer.
La barque est offerte et l’on vient voyager sur mes flots, on vient cahoter, valdinguer, exacerber ses sens et ses envies, on vient s’abandonner aux délices de la vie…
Je suis un amoureux de la vie, j’use et j’épuise mes envies bien avant qu’on ne me vole la vie.
C’est ainsi que pour la énième fois, je vous susurre :
Je suis venu, j’ai vu et je n’ai rien compris.
J’ai grande envie de faire encore un tour, non pour comprendre mais pour le plaisir.
Que les dieux de la métempsycose m’accordent ce retour en condor, cela me conviendrait bien.

On embarque volontiers, on vous suit avec plaisir d’autant que c’est vous qui menez la barque et donc qui ramez 😉
Je rame ?
Vous voulez dire que je guide la barque et les embarqués sont heureux ! 😉