Rien ne va plus… ne faites pas vos jeux.

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La bourrache. Un peu de douceur avant la minute politique du jour.
Pensez-vous qu’une pub est juste faite pour dire le vrai ? Qui se vante en politique fait sa pub et rien d’autre.
Ce matin, j’écoutais Jean-Christophe Cambadelis qui décrivait la guerre des Le Pen comme un leurre. Marine qui tambourine sur son père ne fera que reconduire sa politique. C’est blanc bonnet et bonnet blanc. « Vous la voyez gouverner la France… » disait-il.
Lorsque la politique devient un métier comme un autre, on s’installe, on cale ses œillères puis on perd la mémoire. Se souvient-il des guerres intestines dans son propre parti ? Ségolène Royal qui questionnait « Vous avez vu François faire quelque chose en trente ans ? » et Laurent Fabius y allait de son sourire pincé « Vous le voyez Président, vous ? ». Tous les deux sont ses ministres aujourd’hui. Seule, celle qui le disait « incapable » et « couilles molles », Martine Aubry,  n’a pas encore tâté un ministère. Se souvient-il de la célèbre anaphore : « Moi Président… Moi Président…» aujourd’hui devenue « Moi Président de la République, je peux plus… » Etait-elle sérieuse connaissance de l’état du pays ou simple figure de style pour épater le porteur de bulletin ?
De l’autre côté ça ne va guère mieux. Les principaux leaders s’écharpent en catimini. Ils font semblant de s’aimer. François Bayrou en observateur, futur snipper, rigole en douce. C’est lui qui tient la meilleure carte sans être à l’UMP. Il soutient Juppé pour les primaires à droite dont le principal parti rêve de changer de nom d’ici les élections, histoire de trouver un leurre républicain. Il est le renard de la fable, il attend que son corbeau lâche son fromage dans la bataille pour se présenter contre Sarkozy dans l’espoir de voir un deuxième tour FN contre PS et sans doute l’élection du candidat socialiste. Peut-être trouvera-t-il une récompense cette fois-ci. Un Bayrou rusé vaut bien un p’tit fromage sans doute !
Les écolos ne font pas mieux. Cohn-Bendit n’est plus là, Hulot est ailleurs, Eva Joly s’est éteinte, Jean-Vincent Placé, mais pas encore gagnant, cherche son fauteuil au gouvernement, Cécile Duflot a laissé sa place et fait la guerre à ceux qui la convoitent… bref, il y a du rififi partout. Le bulletin de vote a donné légitimité pour n’en faire qu’à sa tête à tout sortant d’une urne.
Lorsque les voix se seront tues, lorsque les urnes seront allégées, ils s’attaqueront aux pauvres pêcheurs à la ligne devenus pauvres pécheurs pour qu’ils aillent voter à genou.
Nous sommes les dindons de cette comédie. Ils connaissent le métier, ils ont appris à gouverner.
Gouverner quoi ? Leur égo, pardi !
Ouvrez un journal et lisez… Tous savent comment il faut faire. Sans eux vous ne seriez rien du tout. Vous n’existeriez pas, tout juste un pauvre microbe perdu dans la nature. C’est leur message subliminal.
Est-ce ainsi que les hommes vivent ? Les bêtes politiques, sans doute, oui.
Braves gens ne mettez pas un pied en politique, vous savez ce qui vous attend.
Le pire !  Je vous le dis, vous en perdriez votre nature.
Le plus sincère du monde n’y échappe, ils ne succombent pas tous mais tous sont touchés…

1 Comment

  1. Restait encore, dans l’isoloir le critère de la moindre dangerosité en matière de libertés publiques. Hélas, désormais, tous sont touchés, là aussi
    Pauvres de nous, Simon.

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