Epatant, pas tant que ça, finalement, car ce n’est pas si réjouissant.
Epaté par Eole qui semble bien connaitre Chronos, ils sont comme lurons en vadrouille et très enjoués.
Depuis ce matin, je surveillais la météo sur la toile et je constatais que le vent soufflait aux heures indiquées, se calmait pour reprendre son souffle aux heures signalées calmes.
Ou bien les météorologues sont des gens très compétents, ou alors c’est Eole qui surveille les données pour se mettre au diapason. Tout est parfaitement synchronisé et se déroule comme annoncé.
Les horaires sont respectés, pluie et bourrasques font bon ménage.
Jamais eau tombée du ciel n’a été aussi informée des passages possibles pour s’introduire à la maison. On dirait que chaque bouffée est chargée d’indiquer la moindre faille, sous l’huis, par un infime écartement de la glissière et si vous ouvrez la porte pour aller chercher du bois, n’en parlons pas.
Si, j’en dis deux mots, la rafale semblait aux aguets et c’est une bassinée de pluie qui s’introduit dans la maison. Le dos et les cheveux sont trempés, les chaussures chargées de boue, les mains baptisées par des flagelles bien denses tombés du ciel.
Bref, je ne m’ennuie pas, chaque seconde véhicule une idée d’écriture pour m’amuser. Aucun effort, tout est direct, spontané, servi sur un clavier qui connait la musique.
Je crois que ce début de 2026 restera dans las annales du début d’une année totalement pourrie.
Le mauvais temps a débuté en fanfare début janvier et n’a plus cessé, il continue encore. Les prévisions le conduisent jusque début mars, au moins.
Mes petits pois ont résisté un moment, les pieds dans l’eau, une longue période immergés puis se sont souvenus que ces fabacées ne vivent point dans une rizière. Sans attendre le temps de moisir, ils se sont couchés renonçant à poursuivre leur voyage vers le printemps. Ce n’est pas une vie pour petits pois.
C’est épatant, car même si je ne vois plus un oiseau à travers ma vitre, les volatiles se sont égaillés, je ne sais où, à défaut, je contemple le brouillard qui se meut comme une danseuse folle et les rameaux nus des arbres qui se giflent, se crêpent les branchillons, gesticulent contre de fieffées rafales.
C’est l’hiver.
Un hiver pourri que je n’ai jamais connu sur une période si longue et continue. Une saison à martyriser un village après avoir tout saccagé ailleurs, sur son passage.
Les talus sont effondrés, les nappes phréatiques et de surface pleines à craquer, il est peu probable que l’on se plaigne de réserves à sec cette année, à moins qu’un été à forte canicule ne débute en poisson d’avril. Un été qui avale le printemps pour faire le guignol aussi…
Allez savoir par ces temps devenus fous !
Photo en titre : Mon village tire une mine d’outre tombe…
Le petit plus qui n’a rien à voir…

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Bonne soirée Simon 😻
Bonne soirée Chat ! 🙂
eh oui un temps vraiment pourri
Bon week-end Simon
Qui perdure et se poursuivra jusqu’à fin février au moins, selon les prévisions.
Aujourd’hui grand soleil mais les nuages ne l’entendent pas ainsi, ils arrivent en masse à l’horizon.
Le vent reprend son souffle pour mieux souffler 😉
Merci Gys, bon week-end !