Le jardin est cuit, archi cuit.
L’air ambiant digne d’une atmosphère dantesque a tout brûlé.
Les plantes potagères n’ont pas résisté au grill infernal poussé à fond, avec trois mois d’avance sur les autres années, il n’y a plus rien à récolter.
Les solanacées tomates et aubergines ont stoppé leur croissance, les cucurbitacées en avaient assez aussi et ont fait n’importe quoi, prenant des formes bizarres en signe de protestation ou souffrance.
Quant aux concombres c’est le mystère absolu, un feuillage abondant de zone tropicale, des fleurs et aucun fruit.
Bref, j’ai tout ramassé en l’état et l’état est plutôt à pleurer qu’à se réjouir.
Le seul point positif est le concentré de goût. Aucune tomate n’est gorgée d’eau, leur goût est puissant très éloigné des noires de Crimée et autres cousines du commerce, gorgées d’eau, qui se ramollissent en quelques heures et n’ont aucune saveur.
J’entendais les spaghetti qui applaudissaient dans leur contenant métallique au long cou de girafe.
– Fais nous sauter façon canicule, allez s’il te plait ! Imploraient-elles.
J’ai failli ne pas les écouter, applaudir la canicule dévastatrice, tout d’même !
Vous me connaissez, je suis trop sensible, je me suis laissé attendrir…
J’ai fini par les écouter et voici comment j’ai procédé.






Un peu de basilic frais.


Pas de fromage cette fois-ci.
Le petit plus.


Qu’en disent les hiboux ?

J’aimerais bien refaire un tour, non pour comprendre mais pour le plaisir.
Ce sera mon épitaphe… et pis taf ! Un jour c’est comme ça.
🧡😻🧡
🙂