« Plein d’usage et raison, bien plus que de certitudes »
Cette idée d’aphorisme est née le jour où je réalisais que certains « pédagogues » de la rééducation, s’aventuraient sur les pistes de la distribution du savoir.
Des Thubal Holoferne plutôt que des Ponocrates décrits par Rabelais dans Gargantua.
L’un distribuait du savoir, l’autre incitait à penser prudemment, avec recul, sur le chemin de la connaissance et de la découverte.
La tête bien faite contre la tête bien pleine.
Il y a deux façons d’aider un écolier en difficulté.
Je ne dirai pas la bonne et la mauvaise mais celle qui apporte des éléments prédigérés et celle de l’empathie.
Le premier aidant s’adresse à l’écolier qui est en manque de trucs et de machins, le deuxième communique avec l’enfant et non plus avec l’élève.
Cette deuxième façon d’envisager un accompagnement était ma manière de penser.
Sans empiéter sur la personne, on la regarde, on l’écoute et on l’accompagne sur son chemin.
L’apprentissage se calque sur son mode de fonctionnement, c’est lui, l’enfant, qui dirige et fournit les pistes, on construit à partir de ses atouts et de ses manques.
Apporter des réponses toutes faites et toutes prêtes, des méthodes d’apprentissage à priori, ça s’apprend dans les livres.
Le regard et l’écoute est une démarche qui suppose un savoir à priori, gardé en réserve, exploité ensuite, en le modulant, le refaçonnant, pour le rendre accessible à l’enfant.
L’échec est une étape, un éclairage qui permet d’avancer sur d’autres pistes.
La route n’est pas toujours un chemin tranquille. Ils baignent dans l’échec, on cherche à comprendre les méandres qui allongent et retardent le voyage.
Il faut savoir les voyages en train, en avion, en bateau. A pied ou à bicyclette. En auto, en montgolfière, ou à la nage. Sur un fil, parfois, il faut être funambule. Les somnambules voyagent à tâtons ou sont guidés de manière mystérieuse.
Je ne sais rien de lui, ni pourquoi ni comment, alors je le regarde et je l’écoute avant de parler, de tendre la main et de donner.
Plutôt que pédagogie en raccourci, je la déclarais « pédagogie du regard et de l’écoute », d’abord.
Si l’échec est encore au bout du voyage, il restera la trace d’un comportement humain, une compréhension entre deux êtres.
Si à l’impossible nul n’est tenu, l’aventure est sur le versant de l’autre possible.
Ce n’est pas sorcier, parfois on s’incline…
Le petit plus hibouesque :

S’ils étaient signés d’un grand nom, ils prenaient valeur.
Alors pour vérifier, j’avais inventé celui-ci qui ne veut rien dire, tout en laissant croire qu’un message caché s’y niche. Hélas, la marquise, sortie de mon imaginaire facétieux, est aussi inconnue que moi…
Peut-être y verrez vous un sens pertinent, si c’est le cas, gloire à vous !
Elle est bien cette marquise 😀
Bon samedi Simon 😻
Elle abrite même le pas de la porte de la pluie 🙂
😀😀😀