N’imaginez pas que le métier d’enseignant a définitivement déteint sur moi pour que je devienne un donneur de leçons, invétéré.
L’intitulé de ce blog, « Le cours de la vie », précise bien que je me promène parmi les choses du quotidien et que chemin faisant, je livre mes impressions, ma vision du monde.
Il y a du possible, du probable, de l’approximatif, du vrai comme du faux dans tout ce que je radote à longueur de temps.
A boire et à manger, diraient les plus laconiques.
En effet, je me nourris d’illusions, d’impressions plus ou moins heureuses, c’est ainsi que je vis.
Nul n’est obligé d’adhérer à mes états âmes, je partage, j’envisage, je nage ou surnage parfois d’illusions en utopie. Je suis le passant qui passe avec une bannière ostentatoire au-dessus de la tête. A quoi bon traverser une vie incognito comme quelqu’un qui ne vit pas.
Voilà donc la précision que je voulais imprimer ici afin que le lecteur ne se méprenne sur le sens de mon écriture.
Végan, donc aujourd’hui.
Le végan se nourrit en excluant tout aliment issu d’un animal et se passe de tout produit également d’origine animale. C’est un mode de vie comme un autre tout à fait respectable sur lequel, je n’ai rien à redire, chacun vit ses jours comme il l’entend, cela ne me dérange ni ne m’arrange aucunement.
Lorsque le végan pratique le véganisme c’est tout autre chose.
Le « isme » accroché au bout du mot transpire l’idéologie et apologie.
Mais pourquoi donc inventent-ils des steaks sans viande dits végan ? Pourquoi toujours ces références à la bidoche et pourquoi cherchent-ils à imiter la chair qu’ils détestent tant ? Pourquoi partent-ils en croisade alors que personne ne les invite à goûter un gigot ?
Galette végétale serait-elle moins attractive et moins vendeuse que steak végan ?
Lorsque un mode de vie devient religion, sous couvert d’idées louables et bienveillantes à l’égard de l’animal ou d’un divin, on tombe forcément dans la dictature de la pensée.
Le bien penser devient un credo pour mener croisade auprès des mal pensants.
Comment éconduire ceux qui vous sermonnent en vous voyant devant un barbecue garni de saucisses ?
J’ai toujours pratiqué la dérision pour écarter un importun. C’est une seconde nature.
Je me souviens de ma réaction spontanée, le jour où deux témoins de Jéhovah s’étaient présentés à mon domicile, bien décidés à me faire lire la bible.
Comprenant de suite à qui j’avais affaire, j’ai régi sur le champ au quart de seconde pour ne point entrer en dialogue inutile.
– Vous êtes venus pour la bonne parole de Dieu ?
– Oui.
– Aucun souci, j’ai eu le divin au téléphone hier soir, tout va bien là-haut. A part, peut-être, Saint Pierre qui a trop forcé sur le dessert et a été victime d’une indigestion, heureusement que j’étais là, a-t-il ajouté.
Ce fut radical !
Totalement abasourdis, les deux missionnaires se sont regardés, interloqués et sans doute désarçonnés, sans mot dire ont tourné les talons pour aller voir ailleurs si autre pigeon est meilleur voyageur que moi… Un voyageur docile et infatigable qui persiste à emprunter des voies impénétrables.
Laissez vivre en paix ceux qui ne dérangent personne.


Bon dimanche Simon. 😻
Bon dimanche Chat ! 🙂