Il existe encore des passeurs de vie authentique, sans doute les derniers d’une génération, à perpétuer les méthodes ancestrales conduisant de l’élevage au charcutage porcin.
J’ai retrouvé, les pratiques de jadis, non pas que ces gens soient demeurés dans le remugle ancien, mais parce que leur art n’est pas que du lard.
Je sentais, sur leurs épaules le poids des années et du labeur quotidien, l’amour de la vie paysanne qui use les humains.
Tout me paraissait beau. La simplicité dans l’accueil, leurs paroles sincères sentaient bon les dires de nos aïeux.
La bonté transpirait à chaque mot, la conversation apaisée, pas une plainte ne venait brouiller notre décor paisible né d’un autre âge, brossé dans un endroit tranquille que l’on n’ose déranger.
J’avais entendu mais n’avais encore rien vu.
Je fus plus étonné en visitant la cave.
Un vieux caveau exigu, une cavette plutôt, un abri troglodyte.
Un endroit au parfum de moisissure fine engendrée par une fraicheur hygrométrique parfaite.
Un sous-sol culoté de longue date par la superposition, d’années en années, de jambons, coppas, lonzu, vuletta et saucissons.
Des arômes mêlés produisaient l’unisson de décennies charcutières.
Un affinage doux, sans précipitation, livré au temps, enrobé de fraicheur souterraine.
On aurait dit que la chaleur extérieure s’interdisait toute intrusion en ce lieu devenu sanctuaire.
J’étais ému, je venais de, soudainement, me replonger dans l’enfance.
Je retrouvais les odeurs, l’obscurité et la fraicheur de mes jeunes années.
Ces gens là, pleins de bon sens et de bonté, vivent tranquilles loin du brouhaha de nos contrées et de nos villes largement tournées vers le paraitre et le faux.
Ils vivent dans l’ombre et la fraicheur qui les maintiennent à l’état pur, ils n’ont rien à envier aux lumières crues des cités, où l’exposition d’un cirque permanent n’est même plus crédible.
Un contraste saisissant entre l’humain tapi dans ces endroits reculés presque secrets et les paradeurs, bateleurs des temps modernes.
Sont-ils informés que le monde devient fou ?
Qui ose troubler leur onde claire ?
Je m’en suis bien gardé.
Ils semblaient tranquilles encore immergés dans la vraie vie.


😻
Toujours les même problèmes, impossible de valider « J’aime ».
D’autres se plaignent de ne pouvoir commenter.
En bref : galère
Bonne journée Simon 😻
Incompréhensible ! Que trafiquent-ils tout le temps ?
Et sans prévenir.
😢