J’adore cultiver les contrastes, depuis le temps que je le dis !
Sublimer une sensation, un sentiment, agréable ou non, pour mieux apprécier son contraire le moment venu, c’est le pied ! Evidemment.
Il ne faut pas se méprendre, il ne s’agit nullement de paradoxes, c’est tout à fait compatible de subir fortement l’évènement qui passe pour mieux jouir d’un autre, totalement opposé, lorsqu’il adviendra.
C’est une inclusion de l’épicurisme. Je cultive donc très volontiers.
Dans les rues de Lulea au nord-est de la Suède, que je n’ai jamais visitée, souvenez vous des contrastes que je nourrissais dans la brume, le froid intense et les embruns de la Baltique. C’était magique.
J’adore frissonner avec l’hiver et sa température de saison lorsqu’elle devient glaciale.
J’adore rêver du Canada, du grand Nord, de l’Alaska, de la vie rude et sauvage.
Je suis un homme qui aime les choses qui rognent, qui râpent, qui ripent…
Cette vision, ce vécu souhaité, et non subi, convient à ma façon de concevoir le vivre afin que rien ne m’échappe, puis m’en aller, non pas plein de raison, mais plein d’usage. L’usage ça use, c’est le fil essentiel du naitre et puis mourir.
L’hiver bat son plein de pluie, il verse et déverse crachin, cordes et hallebardes, tant qu’il peut, bien plus que les années passées. Il décline pour les poètes, les écoliers de naguère, puisque ceux d’aujourd’hui jouent du clavier et peu leur importe les nuances des averses, toutes sortes de déclinaisons pour écrire un mot.
Au clair de la lune où es-tu l’ami Pierrot ?
Ce temps m’oblige à rester inactif, pensif, cloué au domicile, contraint à résidence.
Je profite de cet hiver en observant, à travers vitre, les oiseaux qui cherchent un peu de réconfort dans mes offrandes limitées pour ne pas les habituer au confort. Ils sont libres, je les observe en liberté.
Je suis Pierrot, le Petit Prince naïf rempli d’éblouissement, des merveilles gambadent dans ma tête.
Voici mes voisins volatiles, préoccupés, pensifs, soucieux…
Est-ce bien raisonnable de les considérer avec tant d’anthropomorphisme ?
Laissons les à leurs affaires…
Et s’ils ignorent que les beaux jours vont arriver, qu’ils vivent avec le temps qui passe.








Et tant d’autres… Toutes ces images ont été prises à travers la vitre.
Vous êtes bien entouré Simon !
Bonne soirée 😻
Un endroit proche de maquis, plutôt sauvage.
Bonne soirée.