Un rêve prémonitoire.

Plutôt que vous le dire en rime, je vais l’écrire en prose bâtarde.

La nuit noire était blanche.
La neige voletait dans la lumière des lampadaires et se posait doucement, sans faire de bruit.
La ville était couverte d’un immense linceul prémonitoire.
Le silence obscur était lugubre, semblait de mauvais augure.
Chanteclerc avait sorti ses ergots et cocoricotait à tue tête à l’endroit de qui voulait bien l’entendre.
Chanteclairaussi se sentait visé, bouillait en silence et rêvait d’envoyer quelques pralines à son rival lointain.
Le face à face dans le dos des autres, à grande distance, réveillait tous les instincts mauvais.
Deux coqs sur le même campus, c’est bien connu, s’écrêtent à coups de bec, s’éplument et se lacèrent à coup d’ergots, ici, par signaux mouchetés se lançaient des défis presque des menaces.
Chanteclerc en rajoutait, promettait de s’approcher du bougon et grognon Chanteclairaussi.
Au petit matin de ce jour neigeux, les bouches de métro vomissaient des relents chauds qui montaient des fers en un train d’enfer.
La fumée gagnait les rues désertes.
La vie n’était plus diserte ni de sortie non plus.
Cette nuit deux ogives sont tombées sur Paris.

Un cauchemar, sans doute, un rêve au moins, la réalité n’est plus bien loin.
Allez savoir, en ces temps un peu trop fous, les égos en vadrouille gratouillent un peu partout.
Espérons qu’ils chatouillent pour un vaste éclat de rire, il suffit de le dire…

Le petit plus : les hiboux s’attaquent aux figues de style.

3 commentaires

    1. Il se produisent tous les jours, presque, sur FB.
      Les « suiveurs » les appellent « les hiboux philosophes ».
      Les hiboux vous disent bonsoir.

      1. Bonsoir les hiboux. Je n’ai pas FB ! Alors merci d’être présents de temps en temps sur le blog.
        Bonsoir Simon. 😻
        (Ici le vent souffle comme un enragé après neige et verglas, la panoplie est complète).

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