Un paresseux qui travaille beaucoup…

… du chapeau claque.

L’instant oisif.

Travailler du chapeau signifie être un peu fou ou fou total, c’est pourquoi j’ai voulu nuancer avec le chapeau haut de forme qui fait l’accordéon entre folie douce et choses sérieuses. Je valide ainsi la nouvelle assertion « Travailler du chapeau claque » plus nuancée que l’expression originale, beaucoup trop sévère pour mon cas.

En fait, j’ai toujours les neurones en ébullition.
Lorsqu’il pleut, mon crâne fume plus que de raison car il y a souvent surchauffe, les idées font de la vapeur sans partir en fumée.
J’adore les synapses en folie. Ce courant continu qui zigzague dans les circonvolutions cérébrales à grande vitesse. Les idées vont tout schuss puis virent soudain, prennent les virages à 90 degrés pour dérouter à contre sens.
Certains pensent que je chauffe trop et qu’un de ces quatre matins ça va exploser. Peut-être, mais cela me plait et me convient parfaitement et surtout, je ne connais pas la fatigue du « trop penser ». Un jour, cela m’arrivera ou alors l’éclatement d’un vaisseau m’enverra illico au pays d’où on ne revient jamais. L’avenir décidera, cela ne me tracasse point, je rassure tous ceux qui prient pour moi. Ils perdent leur temps pour quelque chose d’inéluctable.

Un paresseux disais-je ! J’ai tout d’un paresseux, d’un glandeur. Lorsque j’étais dans un amphithéâtre à l’université, j’y étais avec ma personne et rien d’autre. Je n’ai jamais pris de notes de ma vie. J’écoute. Cela étonnait mes collègues, la première fois seulement, qui me voyaient arriver sans un stylo ni un classeur à chaque réunion, alors que tous portaient objets nécessaires à la prise de notes.
Se présenter sans rien, ça ne fait pas sérieux.
Au mieux, il m’arrivait de porter une feuille et un Bic pour donner l’impression d’une personne impliquée alors que je le suis sans artifices fallacieux.
Donc, sous le chapeau claque que je ne porte jamais, facile à imaginer, qui prend de la hauteur et du volume à mesure que les pensées foisonnent, tout baigne, j’évite le chapeau melon. J’ai toujours quelque chose à raconter et puis c’est tout.
Lorsque j’étais en activité on m’aurait donné la Palme de l’écoute, sans confession. J’avais, disait-on, une capacité d’attention et de concentration hors du commun. Me serais-je égaré en vaines parlotes et ce passage serait-il sans intérêt ? Sans doute !

Je pense et je suis bien dans mes baskets, un rien m’amuse ou m’allume…
Je fais le fou. Bref j’aime la vie, j’épicure tant que je peux, j’hédone aussi, pourvu que les Parques laissent filer quelques bonnes poignées de jours heureux, encore.

Pas trop déçu(e), cher (ère) lecteur (trice), par ce vide sidéral ?
Il faut de tout pour évoquer pleinement les choses de la vie.

Le climat a bien changé, nous sommes mi-octobre, pas une goutte d’eau en vue, les barrages de montagne sont à sec… Sous mon chapeau claque, une oasis et quelque verdure perdurent, je me la coule douce…
Est-ce ainsi que vivent les gens heureux ?
Un ancien villageois disait en voyant une personne naïve, un candide :
« Il porte le paradis sur le visage ».
Ce n’est pas mon cas.

Je viens de me tamponner le pariétal, toc, toc ! Tout va bien…  😉

  • Les trois Parques (trois sœurs) : Dans la mythologie romaine, divinités de la destinée humaine de la naissance à la mort.
    Ces fileuses mesuraient la vie des hommes en tranchant leur destin. 

3 commentaires

  1. Magnifique Simon,
    Pas de paresse mais un esprit effervescent qui laisse entrevoir un potentiel d’atypique qui s’ignore a priori . 🙂
    Continuez à cultiver et faire éclore vos talents, pour vous et pour nous, merci.
    Catherine

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *