Un récit abracadabrantesque mais quel plaisir à l’écriture !
J’ai questionné le vent, j’ai questionné la pluie et les nuages.
Le soleil non, je ne l’ai pas questionné, il s’en fiche et brûle qui l’approche un peu, il éclaire tout et ne voit rien.
J’ai questionné le temps, il n’a rien dit, non plus.
D’ailleurs le temps nous ignore, il file et ne se retourne jamais et encore moins retourne sur ses pas.
Comment voulez-vous savoir, si personne ne répond ?
Le divin fait tout pour que je sois devin. Moi comme les autres.
Alors, je cherche à deviner.
Devant tant d’ignorance, avec le temps qui passe et le bout du chemin qui se fait proche, j’imagine et j’interroge le néant.
Le néant n’est point un immense vide, bien au contraire, il est trop plein d’idées. Dans le « je ne sais rien », il y a tout ce qu’on veut mais pas tout ce qu’on veut savoir.
C’est une grande source dont le flot est tari, capable de couler encore si l’on est sourcier.
Entre sourcier et sorcier, il y a une simple voyelle à croquer.
Un sorcier est un diseur de sorts, à l’origine.
Quel sera mon sort ? Aurais-je droit à une nouvelle vie, métempsychose ou simple cause d’un effet nouveau impossible à connaître de son vivant ? Allez savoir ! Mais vous ne saurez rien.
Comme moi, vous vous inventerez des chimères, des belles cavalcades à travers l’Univers en sautant de galaxie en galaxie, d’étoile en étoile, d’autre monde en autre monde.
Il faut avoir le pied aérien bien plus que marin, sans avoir le mal de l’air.
Je suis de ceux-là.
J’en profite largement de mon vivant car j’ai encore cette faculté de rêver et de gambader sans risquer me tromper. Tout ce que j’invente me va, me convient parfaitement parce que je le veux bien.
Jamais, au grand jamais, je ne m’inventerai des tortures, des monstres, le feu éternel, la galère ballotée par les vents mauvais qui fréquentent l’océan et le rendent terrifiant.
Je veux du beau, de l’agréable, je deviens peintre magique qui sait traduire la beauté de l’ailleurs, un ailleurs que je ne connais pas.
Mes clichés, mes images photographiques, je les travestis, je les machine mais je ne les trafique pas. Je vais visiter l’autre face des choses, le visage caché, j’envisage des possibles qu’ils ne sont pas ou pas encore. Allez savoir, mais vous ne saurez toujours rien.
La vie, je la sublime, je la goûte, je l’avale et la digère facilement.
Et puis un jour, plaf ! Plus rien ! Plus rien ! vous dis-je.
Je suis dans la beauté des choses, je compte m’empiffrer du meilleur de mon passage ici bas.
J’y suis encore, je suis vivant… tralalalalère ! Que la vie est belle !
Déjanté, moi ? Pas le moins du monde, n’y pensez pas, emboitez le pas.
Je suis marrant, je raconte de belles histoires…
D’une poule et de quelques couleurs volées ailleurs, j’en fais un univers.
Voici mes galaxies :




– C’est qui, qui nous regarde ?
– Ah, c’est Kiki, c’est Simonu !
Ah que coucou, c’est moi ! 😉
Rêvez
Gambadez
Et écrivez
Pour qu’on se régale…
????
Parfois ça me prend comme ça et puis je déjante, mais je ris tout seul en douce en me demandant : « Vont-ils me prendre vraiment pour un fou ? »
En écrivant ainsi, j’ai l’impression d’être sur le bord d’un toit… et puis je plonge dans le vide…
Bonne soirée Chat.