Sans un regard…

Depuis l’automne, puis l’hiver et le printemps, les volets étaient clos.

Vous qui passez sans me voir,
Dans cet endroit qui ressemble au soir,
Vous êtes des centaines à filer
Sans me regarder.

Voyez mes nuances de bleu,
Humez mon parfum délicat,
Que puis-je faire de mieux ?
Jouer de l’harmonica ?

Vous qui vivez dans le brouillard
De vos pensées,
Allez et venez sans me voir,
Qui tracez, qui fuyez,
Qui passez sans un regard,
Vous arrive-t-il d’aimer ?

A vivre sans conscience
On sombre dans l’indifférence.

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