Ecrire à l’ancienne…ça vieillit énormément.

Je subodore, sans regimber ni naqueter, ni férir trop longtemps, que ces mots ne feront sourdre le moindre entendement dans l’esprit du commun des mortels.
Je ne cherche ni à écornifler ni à forfaire à vos habitudes de lecture.
Je cherche juste à vous faire assavoir quelques verbes déchus qui gisent dans les vieux dictionnaires sans aucune intention de les forclore.
Ils soupirent encore pour qui veut les ravoir.
Sans coup férir juste les faire quérir.
Peu me chaut qu’un vocable échoit sur le champ, était échu de longue date ou qu’il ne vous messiérait plus et le rejetâtes méchamment.
Finalement, je fais juste apparoir quelques verbes point encore trépassés mais toujours à l’agonie.

Cela va vous paraître complètement farfelu, incompréhensible.
Certes, ces vocables et verbes ne sont plus d’usage de nos jours, à chaque époque son vocabulaire, l’un n’est pas au-dessus de l’autre, il s’exprime dans son temps.
Voici le texte en termes d’aujourd’hui :

Je suppose, sans ruer ou attendre plus longtemps, que ces vocables ne feront surgir ni suer la moindre pertinence dans l’esprit du tout venant.
Je ne cherche à faire fortune ni à détourner vos habitudes de lecture.
J’essaie juste à vous communiquer quelques verbes tombés en désuétude qui dorment dans les vieux dictionnaires sans intention de les exclure de votre vocabulaire. Ils survivent encore pour qui veut les revisiter ou les revoir.
Sans coup porter, juste les faire survenir, renaître.
Peu m’importe qu’un mot ne soit convenable sur le moment, désuet de longue date ou qu’il ne vous convienne plus.
Finalement, je rends à l’évidence quelques mots toujours en sommeil mais agonisants.
Il n’y a point de guerre entre les anciens et les modernes, c’est le temps qui change les tons et fabrique d’autres langages.

Voilà, je viens de vous faire la démonstration d’une écriture oisive, à défaut d’inclusive.
Lorsque je sens le vide autour de moi, j’écris n’importe quoi, cela m’amuse et calme mon avidité, ma boulimie d’écrit-vent.
Pardonnez moi cette digression dans mes habitudes, il y aura mieux la prochaine fois, je vous l’assure. 🙂

Ouïr, occire puis gésir…

2 Comments

    1. Avec cette idée saugrenue qui a traversé mon esprit, j’ai pensé que j’allais ennuyer le monde.
      Et puis tant pis, me dis-je, on ne peut plaire tout le temps, ce serait même contraire à ma chère théorie des contrastes.
      Sans doute les hiboux malicieux y sont-ils pour quelque chose ?

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