Le plus beau métier du monde.

portiAujourd’hui, c’est jour d’amusement. Il faut bien rigoler un peu, non ?

 

C’est plus un job qu’un métier par son caractère temporaire a priori, mais dans les faits, c’est celui qui perdure le plus et auquel on s’accroche volontiers presque sans se forcer. Selon les régions, c’est une fabrique de berniques, patelles ou arapèdes, ces mollusques en forme de chapeau chinois qui s’arriment fermement au rocher nourricier et sont difficiles à déloger.
Si l’on devait tenter une définition, il serait possible d’écrire : le plus beau métier du monde est celui que l’on pratique avec ardeur et qu’on ne lâche plus tant il est prenant et pourvoyeur d’adrénaline. Un métier qui fait oublier la retraite, on y vieillit sans s’en rendre compte. Quelle que soit la catégorie, on a l’impression de détenir un pouvoir. Un pouvoir qui prolonge la libido et vous plonge dans un univers de séduction hautement efficace.
Ces gens-là doivent toujours rêver de fonctions plus hautes et plus rémunératrices, sans doute. Ils savent ce qu’il faut faire mais lorsque leur tour vient, de passer aux commandes, ils sont comme les copains, ça coince. Je veux parler du métier de politicien.
« Quoi ? Qui a dit : Jaloux va !   Je ne suis pas jaloux, j’ai eu ma part sans pratiquer ce métier. Le mien, je l’ai quitté en temps normal car je n’y commandais rien. Il m’arrive de rêver que j’y suis encore mais le plus souvent sous forme de cauchemar. L’inconscient fait ce qu’il veut et ne prévient pas… juste pour vous faire peur… »
Revenons à nos poly-tics. Regardez Rachida toute pimpante, elle n’entend pas se faire oublier, elle titille le père Nicolas et le menace d’un doigt réprobateur. Nathalie qui a gardé sa place de numéro deux préfère jouer à faire peur à Ségolène. Nicolas s’est converti dans le sketch, ses discours virent à l’effet comique qui ne fait pas rire tout le monde. Et les deux François tranquilles comme Baptiste en apparence. François H. n’a pas de chance. Trois ans qu’il attend l’embellie. Si le soleil revient, peu importe les raisons, la primaire au PS passe à la trappe. Avec un peu de pot,  avant la fin du quinquennat, l’été devrait être au rendez-vous! François B. attend tranquillement la primaire républicaine et si d’aventure Alain J. n’est pas choisi, hop ! il saute en piste et se présente aux présidentielles… quel que soit le cas de figure Nicolas semble cuit. On s’amuse bien aussi. Souvenez-vous de Santini, il jouait sur l’utile et l’agréable. Il ne se passait pas une année sans qu’il soit primé « meilleur mot politique » de l’Assemblée. A propos du ministre de la justice de l’époque, il balançait tout sourire : « Saint Louis rendait la justice sous un chêne, Arpaillange la rend comme un gland ». Comment voulez-vous que l’on ne s’attache au métier ? Tous les autres ne sont pas en reste, c’est « bonnet blanc et blanc bonnet », encore une boutade d’un vieux politicien, Jacques le communiste pince sans rire.
Un beau métier dans lequel chacun est censé travailler pour l’entreprise France… et tire pourtant à hue et à dia. Au lieu d’avoir des soudeurs, des galvaniseurs, il n’y a que des ferrailleurs… Et ça ferraille ferme, on n’est pas sorti de l’auberge. Eux, ils y sont et comptent bien y rester. On y dort bien et la table est bonne. Ils ne se font pas prier pour perpétuer le dicton : Qui dort dine*.
On n’a pas fini d’avaler des couleuvres au pays des promesses. Il parait que cela n’engage que celui qui y croit.
Comment faire ? Lulu le hibou semble avoir une solution en rendant le métier moins attractif. Seuls les purs s’y frotteraient, alors ?  Hum ! Ils finiraient bien par nous embrouiller une nouvelle fois et ça aussi, c’est un métier !
Alors ! On prend les mêmes et on recommence ?  Quant aux nouveaux, ne vous inquiétez pas pour eux, ce job est formateur…
*Qui dort dine : c’était la règle dans certaines auberges du Moyen Âge, celui qui venait dormir était contraint de prendre le repas du soir. Par la suite, on pourrait imaginer la dérive amusante : celui qui sommeille à l’Assemblée s’engraisse paisiblement. Il fait son lard en même temps que son beurre…Et comme diraient les Deschiens : « Et pourtant, il n’en faut ».  C’est pas moi ! C’est Lulu qui me l’a soufflé !

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Allez, voici deux images pour ceux qui ont eu la patience d’aller jusqu’au bout. (Giroflées dans le maquis)

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1 Comment

  1. J’aime! Je partage! Merci Simon pour ces mots de bon ton et de bon aloi et de circonstance.
    (Un coucou en passant)

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