Qui dort dîne !

L’expression m’empêche de sommeiller.
J’étais décidé à siester, impossible de dormir, les mots me cognaient le cerveau.
Il a fallu que je me lève pour les déposer dans le blog comme un bus dépose ses voyageurs à l’arrêt souhaité.

« Qui dort dine » ne signifie pas qu’on se sustente en dormant.
Bon d’accord, vous qui souriez le savez, mais combien ne le savent pas ?

L’expression du XVIIIe siècle en reprendrait une autre du moyen âge : « Si tu veux dormir, il faut dîner sinon tu sors ! » disait-on dans certaines auberges.

Un linguiste pense que l’expression prendrait plutôt son origine dans la pensée d’un comique grec dénommé Ménandre qui affirmait :
 » Le sommeil nourrit qui n’a pas de quoi manger« 
D’autres pensent « Dormir permet d’oublier sa faim« 
Il y a donc à boire et à manger avec cette expression, avant d’aller se coucher.

Puisqu’il en est ainsi, et qu’on ne parvient pas à se mettre au diapason, je me suis amusé à créer des expressions, en retraçant mon parcours de vie et parodiant si possible des expressions existantes.

Voici mon catalogue :


« Aller à Cacareddu« , la colline de Cacareddu, endroit où l’on faisait caca, signifierait donc « se soulager »
« Faire trembler la mûre de Jéricho« , donner plaisirs préliminaires à une dame.
« Courir la prétrentaine« , vivre sans souci et sans compter.
« Savourer le bol héros« , prendre un bon petit déjeuner avant de s’attaquer à un pénible labeur.
« Voyager sans sa monture« , faire le GR20 ou toute autre Grande Randonnée pédestre.
 » Aller à Bagagesse » s’arrêter dans une gare inconnue, expression dont l’origine viendrait d’une anecdote. Deux voyageurs endormis se réveillèrent au moment où le train ralentissait. L’un demande à l’autre « Nous sommes déjà à Paris ? » « Non pas encore, nous venons d’arriver à Bagagesse. » Leur wagon s’était immobilisé juste devant le panneau « Bagages ».
« Mettre la souris sur le gâteau« , manger le bénéfice et attaquer le capital lors d’une mauvaise passation de pouvoir, par exemple…
« Prendre sa cheville« , rater son plaisir.
« Bouger son pot pot thym« , verser des herbes de Provence dans un tian en agitant le contenant.
« Il ne ferait pas de mal à une bouche« … vous avez compris.
« Aller au bouleau« , grimper à un arbre.
« Pousser grand-père vers la sortie« , vous avez compris aussi.
« Avoir la grosse bête« , je ne sais, peut-être avez-vous une idée ?
« Avoir des ennemis dans les jambes« , avoir des varices.
« Appeler un rat un rat« , ne pas confondre avec une souris.
« Viser la thune« , c’est comme viser la lune.
« Sauter au plancher » c’est comme sauter au plafond mais avec moins d’énergie et moins de joie.

J’arrête là ma farandole, si j’ai allumé votre imaginaire, allez-y, c’est parfait !
C’est ainsi que j’aime la vie sans avoir honte de dire des bêtises !
Je suis un glandeur invétéré, invertébré disaient certains, et j’adore me rouler dans la dérision.

Bon samedi chers lecteurs et bon dimanche aussi ! 😉

Quelques fruits de saison.

2 Comments

    1. Comment ne pas continuer, alors que je devine votre sourire ?
      C’est tellement agréable si vous y venez avec « flaisir », pardon, avec plaisir 😉
      Si vous saviez le plaisir que je prends aussi, à raconter mes bêtises !
      Merci Chat, à bientôt.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.