Ces coins de rêve, entre Carabona et Varadicciu.

C’était un 30 mai, j’étais parti à la découverte des coins de rêve.

J’adore visiter ces endroits reculés qui racontent une vieille histoire.
Ce sont ces images qui m’ont inspiré le texte « Canicule ».

C’était au temps di « i casedda » comme celui d’autres cathédrales.
Un temps révolu mais chargé d’histoire paysanne.
« I casedda » = maisonnettes d’endroits de labeur.
Toujours sur la route qui mène à Carabona : Trace de gens qui vivaient dans ce coin blotti à flanc de côteau.
Dans le hameau, des maisons tapies derrière la verdure me regardaient passer et s’interrogeaient :
Quel est cet intrus qui flâne par ici ?
La sérénité s’est installée dans ce pré, dans un val de verdure…
Quel est ce train qui passe ?
Les bovins paissaient tranquillement pour traduire au mieux le mot paix.
Pas une clochette, le silence absolu.
Ici, j’imagine âme qui vit dans un jardin d’Eden perdu entre ciel et terre.
Dans ce désert médical, ces paysans d’aujourd’hui vivent-ils heureux ?
La pomme de terre est abondante, les roses agitent leur gaité pour saluer le passant qui passe.
Au fond de la vallée, hors du hameau, un clocher étire son cou, me ding dong au passage.
Ah ! C’était un campanile !
A ses pieds dorment ceux qui couraient à la messe du dimanche.
Le champ de vision s’élargit, le campanile ne tient plus, il aimerait bien enclencher la volée.
Hélas il dort, tout dort dans cet endroit abandonné qui pourtant m’envoie une belle leçon de vie.
La vie, du temps où les villageois avaient encore les pieds sur terre…

4 Comments

  1. La toute première photo est un petit bijou digne des Impressionnistes. Chapeau !
    Les petits villages d’autrefois revivront peut-être un jour, quand les hommes auront retrouvé la raison…

  2. la presque entomophobe que je suis se réjouit de ce billet empli de belles vaches bien grasses et de vieilles pierres ! même si les petites bêtes ne sont jamais loin 🙂 Belle soirée Simon

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