Alors ?

Alors ? On passe sans dire bonjour ?

Une voix presque inaudible m’interpella au passage juste après la visite de la longicornis.
C’était un lézard vert qu’on appelle « u virdonu » chez nous. En traduction littérale, « virdonu » signifie « grand vert ».
Son nom générique est « a biciartula« , lézard en langage nustrale.

J’ai été surpris d’entendre cette interrogation soudaine.
Il « frissait » dans l’herbe en se déplaçant pour surgir devant moi et m’adresser ces paroles. C’est sa manière de se manifester.
Il frissait est un mot inventé pour suggérer le froissement de l’herbe sèche, une sorte de crissement léger propre au petit reptile, vous avez sans doute compris tout de suite à lecture sans attendre mon explication.

Il s’est présenté si proche de moi que j’aurais pu lui parler à l’oreille si j’avais voulu.
Je suis resté muet pour contenir mon souffle en évitant le moindre bougé.
Voici la petite minute immortalisée avec mon Kodak de compétition, la luminosité du matin était encore très vive. Trop pour la photographie.

Hé ! attends, ne file pas comme ça tête baissée !
Tu viens souvent par là ?
Un peu chaque matin pour visiter mes légumes !
Ça boume pour toi ?
Oui, oui, ça boume boume ! Et parfois ça badaboume !
Ça badaboume ? Tu veux dire…
Oui, c’est c’la, parfois, je me retrouve les quatre fer en l’air !
Ah, tu vieillis quoi !
Oui, voilà, voilà !
Fais gaffe, fais gaffe, lève les pattes lorsque tu marches !
Bon allez, ciao ! Je vais chercher un insecte pour ce midi ! Je suppose que tu as déjà préparé ton repas !

Voici au même endroit, un autre lézard, c’était au mois d’octobre à la lumière d’un soleil déclinant.
C’est la même image que celle en titre.

Avouez que c’est très agréable de gambader dans la nature, loin des élections qui s’éternisent et n’en finissent plus !

Voilà voilà ! répondit u virdonu.

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