En passant…

Je remontais du jardin et j’ai remarqué l’activité incessante de la longicornis.
L’abeille aux longues antennes dite longicornes est une abeille sauvage et solitaire
Elle pond dans des terriers pour assurer sa descendance.

Dans mon petit Eden, cette pollinisatrice inlassable ne cible que les fabacées, famille des fèves, ici les pois de senteur ou gesse commune.

Elle m’ignorait totalement, tout à son affaire, je pouvais l’approcher mais il fallait être très réactif car elle a la bougeotte, elle ne s’attarde qu’une ou deux secondes par fleur, sans doute déjà visitées et donc en manque de réserves. Elle file voir ailleurs si l’autre cœur de corolle est plus généreux.

Voici les images.

En phase d’affleurissage.
Y a rien là dedans !
Et là ?
Pas grand chose non plus !
Voyons là !

Ces visites incessantes s’appellent la pollinisation.
Chaque fleur est visitée, la fécondation s’effectue sur les fabacées, de belles gousses remplies de petits pois pour la gesse commune, ensemenceront le champ et l’année prochaine tout recommencera.

La longicornis chargé de cette mission par la nature, accomplit sa « tache » sans relâche et sans savoir qu’elle fait œuvre utile, il en va ainsi des choses de la nature.
Voltaire écrivait : « Je ne puis concevoir que cette horloge existe et qu’il n’y ait point d’horloger… »

Voilà matière à réflexion qui ne trouvera réponse que dans le « croire », jamais dans le « savoir ».

Comme l’abeille, l’homme butine des idées métaphysiques sans se douter qu’il arrive, remplit son tonneau des Danaïdes, puis s’en va sans comprendre le sens de sa vie.

2 Comments

  1. Belles images, j’espère qu’elle en a trouvé au moins une pleine en rétribution de ce travail acharné 🙂
    Bon dimanche Simonu !

    1. Elle semblait inquiète, un peu nerveuse, les pois de senteurs sont minuscules et peu abondants cette année.
      Bon dimanche Al ! 🙂

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