Procréation.

Juste un mot rapide, aujourd’hui.

En fouillant dans mes affaires photographiques, mes élucubrations imagées, je suis tombé sur ce cliché détourné.
J’ignorais, en procédant aux distorsions, l’idée qui allait en sortir.
C’était mon jeu hivernal, il y quatre ou cinq ans, un peu délaissé.
Le principe consistait, à tordre, retordre l’image, affadir ou sublimer les couleurs…
En cours de route, j’avais des visions et n’arrêtais mon processus que lorsque une apparition me racontait une histoire que j’écrivais aussitôt.
Cela fut l’objet de l’expo METAMORPHOSES, puis d’un livre suggéré par les visiteurs.
Pourquoi pas ? J’ai tenté, ce fut une belle aventure.

Avec cette image, l’original était un bouton de rose, j’ai eu cette idée de PROCREATION, après quelques bidouillages.
La rencontre de deux gamètes, mâle et femelle.
Je procède toujours sans but précis et chemin faisant, j’ai stoppé net à ce stade.
L’aléatoire absolu.
J’aurais pu continuer et peut-être trouver une autre idée, je ne le saurais jamais.
Par expérience, j’ai compris qu’après trop de manipulations, il n’en sort plus rien d’exploitable.
Généralement, l’image nouvelle surgit après trois ou quatre changements, rarement plus de sept ou huit.
Certaines images restent désespérément stériles, je m’en aperçois assez rapidement, je jette et passe à une autre.

Et voilà, tel est pris qui croyais me prendre pour un fou…
Il m’a demandé pardon et m’a promis de ne plus jamais dire du mal de moi.
Tout va bien.

2 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *