Le chipeur de lombrics.

Merlot était de retour dans l’autre jardin.

– Là c’est bien plus vert que de l’autre côté.
– J’ai déjà récolté quelques vers.
– T’as vu ?
– Oui, je vois, mais tu me piques tous les lombrics.
– Faut bien que je me nourrisse aussi et ma famille, non ?
– C’est toi qui as planté ?
– Oui.
– Je vois des tomates mais pas de tuteurs.
– C’est une variété qui ne nécessite pas de tuteurs.

– Ah bon, ch’avais pas.
– C’est pas très grand.
– J’ai créé ce coin hier, ça me fait un peu de place pour mes plants que j’ai semés cet hiver.
– Et la paille, c’est pour quoi faire ?
– Limiter l’évaporation, mais je dois quémander pour en avoir un peu…

– Je croyais que c’était pour planquer tes vers.
– Et ces tiges, c’est quoi ?
– Des oignons rouges.
– Beurk ! C’est pas bon ça !
– Si, en salade avec des tomates, de l’huile d’olive et un peu de basilic, j’adore.

– Tu me feras goûter ?
– Oui, si tu veux, mais sans les lombrics.
– Et ces grosses pierres ?
– Je les ai faites rouler jusque-là.
– T’as encore de la force pourtant tu fais vieux.
– Oui, je m’entraine.
– Quel âge tu as ?
– Ça ne te regarde pas ! Quelques années seulement, na ! Pas beaucoup, dans l’esprit en tous cas !
– C’est grand ton truc, finalement.
– Une quinzaine de mètres…
– Des courgettes ?
– Oui, tu deviens jardinier à force de visiter mon potager.
– Tourne toi, je fais pipi.
– Je reprends mes vers, je dois filer, Merlette m’attend au nid.
– C’est la forêt vierge chez toi.
– Sur ta hune, je vois mieux. Ah, c’est par là ! Saluuut !

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