Alaska.

Aujourd’hui j’étais trappeur.
Depuis le matin, dans la froidure humide, je piochais et préparais un endroit nouveau pour les plantations de printemps.
Vers midi, j’avais allumé un feu pour griller des côtes plates, c’est ainsi qu’on les nomme ici.
J’aime cette atmosphère qui me transporte dans le nord ouest américain ou au Canada.

J’avais préparé ce plat rustique la veille et je constatais la qualité de l’élevage traditionnel.
Bien que préalablement salée, la pièce n’avait rendu aucune goutte d’eau…
C’était bon signe d’authenticité.

A midi, j’ai joué de l’harmonica en dégustant ma part de côtes comme si je prélevais quelques notes sorties de mon instrument costal. Jouer de l’harmonica est la meilleure manière de manger comme un trappeur, rogner directement l’os, sans couteau ni fourchette, en tenant la grillade avec ses doigts.
Les enfants s’imaginaient cow-boy avec une panoplie de David Crockett, moi, je deviens facilement trappeur avec un simple bout de cochon grillé que je n’ai évidemment point chassé.

Mon labeur du matin accompli…
Sel, poivre et paprika fumé et pas d’huile, j’ai oublié.
Griller à feu endormi…
Se souvenant de l’Alaska, un petit vent a soulevé un brouillard… C’était plus vrai que nature.
Le petit bonheur est dans la croustille et dans l’art de jouer.
Curieusement, la vie jouée est mieux que la vraie vie 😉

3 commentaires

    1. J’ai un peu levé le pied, je veux dire la main, en ce qui concerne la cuisine…
      Je recommence ce soir pour recevoir, toujours dans le traditionnel et l’intuitif.
      Ce n’est pas la cuisine light de l’air du temps, c’est du solide, la vie quoi !
      Des sensations épicuriennes et puis après, je pioche jusqu’à épuisement 😉

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