Le gouet, un artiste.

Il fut un temps, j’étais fan du gouet, vulgarisé capuchon de moine.
J’inventais des saynètes, le végétal se prête volontiers au genre.
Par exemple, on le rencontre souvent en colonies, on dirait des moines dans un jardin de monastère, on imagine un monde du silence qui communique à voix feutrée afin de garder le mystère sur la communauté.
J’intitulais mon article : « Au cloître du jardin« . Un texte qui doit traîner quelque part dans ce blog.

Celui que vous voyez à l’image est un arum d’Italie.
Dans son capuchon monacal, un long nez surgit, semble regarder vers le sol pour maintenir le capucin tête basse.
Une allure secrète cache le mystère de la nature naturante.
Tout au fond du cornet, des étamines et un ovaire, les fruits, qui s’offriront à la vue au mois de juin, seront rouge vif.

Plus étonnant est l’aspect théâtral suggéré par cette plante.
En étant plus attentif, avec un minimum d’imagination, on devine des tableaux, des petites scènes du quotidien.
Voici quatre figures :

Et puis, sous nos applaudissements, s’en va tête basse…

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