Un été brûlant.

DSC_2378  Photo prise le 5 juillet.
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Les pluies printanières surtout celles de la fin de saison étaient les bienvenues. Les nappes phréatiques retrouvaient leur niveau idéal, l’été au jardin s’annonçait prometteur.
Le démarrage des nouvelles plantations n’avait jamais connu une telle avance. Tout riait. Concombres, courgettes, aubergines et surtout les tomates affichaient une belle santé. Progressivement la chaleur s’est installée pour devenir canicule. La braise venue du ciel qui a chevauché juillet et août semble vouloir se prolonger encore un peu.
Un phénomène inattendu s’est produit les quinze derniers jours de juillet. Quasiment un jour sur deux, les plantes étaient recouvertes de perles de rosée. Les feuilles restaient bien humides une bonne partie de la matinée. Toutes les conditions étaient réunies pour favoriser une attaque fongique. Elle fut sévère. Très rapidement les feuilles de courgettes se sont couvertes d’oïdium. Une sorte de voilage blanc comparable à une toile d’araignée, vue de loin. La maladie du blanc qui porte bien son nom avait enfariné les cucurbitacées et les grains de raisin encore jeunes semblaient sortis tout droit du congélateur. La poudre farineuse, comme si on avait trempé les grappes dans du sucre pour donner un effet granité, vaut à cette maladie le nom de « meunier » dans certaines régions. A ce stade, la couche cryptogamique (champignons) n’annonce rien de bon. Les pieds de courgettes comme les concombres s’affaiblissent, les fruits pourrissent ou ne parviennent pas à maturité. Il n’y aura pas de raisin cette année. D’autres pourritures du même type fongique se sont attaquées aux grappes. Les geais et les merles ont achevé l’œuvre en piquant tout ce qui gardait un aspect sain.
Les plants de tomates n’ont pas tardé à montrer des signes de faiblesse. La fusariose qui se manifeste comme une brûlure provoque un assèchement des feuilles puis des tiges. Le mildiou n’a pas tardé à rentrer en piste après une pluie abondante suivie de fortes chaleurs.
L’année des champignons faisait des ravages. En quelques jours, un jardin prometteur affichait une allure désastreuse.
Curieusement, les melons plantés tardivement n’ont pas trop souffert pour nous offrir leur consolation juteuse et sucrée pendant que les poules amélioraient leur quotidien avec l’abondance des pépins.
Il nous reste à espérer que 2016 soit année olympique au jardin comme elle le sera durant l’été à Rio de Janeiro si nos champignons ravageurs veulent bien prendre une année sabbatique pour suivre les dieux du stade devant leur téléviseur.
Photos prises le 5 juillet. Tomates andines 2 (en forme de piment), concombre, aubergines blanches, poivrons, aubergines rayées.                                                                                                                                                                     

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IMG_1979 IMG_1980 IMG_1982Oïdium et fusariose. (début août)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

IMG_1945Le 5 août les melons sont les seuls en bonne santé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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