Femme…

On pourrait presque parodier la chanson.
Femme des années 2020, quarante ans plus tard, après le standard que fut l’originale.

La femme serait-elle devenue le flingue de prédilection pour faire un carton sur les politiciens ?
Pour faire tomber les plus ambitieux, convoiteurs de hauts postes après avoir visé plus bas ?
Une sorte de jeu chamboule tout, moins jeu que le vrai puisque ce dernier n’est que simple simulation, et surtout d’une efficacité redoutable pour déboulonner les élus d’un fragile piédestal.
Des affaires sordides, pas jolies jolies, fleurissent au moindre scrutin pour décourager le prétendant au fauteuil Bourbon. De la chambre législative, je veux dire, non devant devant un whisky, cela se comprend aisément.
Les plus visés sont ceux qui décrochent le portefeuille ministériel, c’est quasiment le stand de tir, les tatas flingueuses y sont nombreuses à l’affût.

Ne vous aventurez point dans cet univers déjà bien miné par les affaires, cacophoné par les casseroles, chahuté par les embrouilles diverses, c’est très risqué.
Tout le monde y passe. De la droite à la gauche dites extrêmes ou modérées, le centre, le milieu, le haut, le bas qu’on enlève ou pas… tous ont un passé pas très catholique dans les lits, hors des alcôves, dans le secret d’un bureau ou la solitude d’un ascenseur. Des affaires tordues, bien droites et quelques fois mollassonnes, pauvres attributs paresseux, font fureur par les temps qui courent.
On n’arrête plus d’ériger, de faire grimper des affaires qui montent montent, parfois se dégonflent comme des soufflés essoufflés, c’est le cas de le dire.
Si l’homme est un loup pour l’homme, la femme est une louve pour l’homme et la femme aussi.
Elle n’épargne pas ses égales, les vise en plein cœur de ministère, gare aux femelles gynécos !

Attention, que les choses soient bien claires, je ne dénonce point les plaignantes, c’est leur affaire intime, leur révolte est légitime et dans les cas avérés, elles ont mille fois raison.
Inutile donc de jouer les vierges effarouchées, c’est juste de la dérision.
Ah ! On ne « dérisionne » pas avec ces affaires ?
C’est bien le mal des temps modernes, on ne peut plus tenter la moindre risette, on ne peut plus rire de tout et de n’importe quoi. Là, réside assurément l’immense tristesse du moment. On peut toujours se défendre quel que soit le contexte, femme a bien raison de le faire.

Tiens, il me vient une idée. Et si femme inversait la situation ? Qu’elle retourne les rôles, se mette à importuner les pauvres hommes qui n’osent rien ?
Je tiens le pari qu’il y aura moins de monde au stand de tir, le silence sera plus lourd et les sourires en coin bien plus épanouis.
Allez chiche, on parie ?

Le petit plus hibouesque dominical.


8 Comments

  1. Ah ah ah ! J’adore le premier dessin, excellent 😉
    Le problème de ces affaires c’est qu’il suffit de faire courir une rumeur pour se débarrasser d’un personnage puisque « la parole des femmes surpasse la présomption d’innocence » désormais. On en trouvera toujours une ou plusieurs pour porter plainte ensuite.
    Le tribunal des réseaux sociaux faisant le reste. Au final et même s’il est reconnu innocent, l’accusé demeure sali à vie, carrière et vie familiale bousillées.

    1. Exact Al !
      Grace à mon humour en première intention, j’ai pris plus de pincettes pour le laisser sous-entendre, sait-on jamais qu’on me flingue aussi ! 😉

          1. Non, après trois de soins tout capote.
            En outre, ce soir, j’entame ma réserve de 1000 litres, surprise elle était vite.
            Le robinet décollé, elle a tout perdu en douce, remplie d’eau de pluie en avril… Voilà, voilà…

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