Avec les présidentielles en vue, la saison de la parole libérée est lancée. Les langues déliées, désormais de vipères ou fourchues, fouettent allègrement la sphère politique.
Tous les frustrés de l’urne, les délaissés du scrutin ou du parti manifestent leur mécontentement en révélant de vieilles histoires enfouies, véritables bombes à retardement. Jusque-là camouflées par le temps, elles vont exploser à la face des dirigeants en place pour le plus grand plaisir de l’opposition à l’affût.
Par les temps qui courent, difficiles pour tous, on se préoccupe plus des vieilles casseroles que du couvert à dresser interdit par la crise. C’est plus simple de réclamer de vieux comptes pour combler les lacunes de la comptabilité à venir. Les voies qui mènent au pouvoir sont minées autant faire sauter ceux qui s’y trouvent déjà.
Les revanchards de tout poil sont très prisés lorsqu’ils proposent l’opportunité d’un os jeté à la mare pour exciter les piranhas ou qu’ils ouvrent la boîte de Pandore pour les autres. Une boîte à surprises avec un Karachi offert sans chichis par Charles Millon…
Les casseroles vont sortir par batteries si bien que chaque prétendant à une haute fonction va prier pour que les siennes ne quittent jamais l’arrière cuisine.
Moralité, les brigueurs de mandats électoraux ont intérêt à s’assurer qu’ils n’ont pas une vieille casserole suspendue à la Damoclès avant d’entrer dans la cuisine politique. C’est pourtant dans les vieux pots que l’on fait la meilleure cuisine, allez donc comprendre quelque chose.
L’écumoire Millon.