Les représentants de la mission d’information parlementaire sur la prostitution lancent le débat à l’Assemblée. C’est leur rôle : « Le plus vieux métier du monde n’est pas une fatalité ».
Et pour cette raison, ils réclament une loi qui pénaliserait les clients des prostituées.
Avec la saison des prunes et des amendes toute l’année voilà que la question à débattre dans l’hémicycle : « Payer un rapport sexuel, est-ce l’imposer ? » va devenir matière à quiproquos.
Au premier degré, pour qui n’a pas l’esprit tordu, la réponse tombe sous les sens : non, sinon j’aurais violé sans bourse délier. Mais il n’en sera pas de même pour les esprits chagrins, contrariants qui démonteront l’évidence. Et puis les esprits malins faisant semblant de ne pas comprendre soutiendront que s’attaquer au client sexuel c’est assurément lui infliger une imposition en bonne et due forme. Une sorte d’impôt direct prélevé juste après le flagrant délit. Et pour que cet impôt nouveau perdure, on se gardera d’emprisonner le sujet récidiviste, susceptible de remplir les caisses de l’état en vidant ses bourses régulièrement.
Après le « tu ne boiras point », le « tu ne fumeras point » voici le « tu ne feras pas l’amour dans tous les coins ».
Vous l’avez compris, sans doute, c’est une pantalonnade de plus de ma part… il y a toujours matière à sourire un peu, même au cœur des plus sérieux débats.
Et comme le soulignent les députés concernés par le dossier, il parait que ça marche en Suède.
Brisez les cornes du diable et elles repousseront comme la queue du lézard.
