C’est quelque chose !
Si le rire est le propre de l’homme, la croyance l’est tout autant.

L’incorrigible humain est plus enclin à croire qu’à savoir.
Il s’attache au mystère bien plus qu’au réel.
Son penchant est fort pour l’ineffable, l’improbable, le méconnu.
Le sens des choses d’ici bas, un moteur dont la création lui échappe, le conduit à se réfugier dans le croire plutôt qu’à laisser choir un sujet qui le dépasse infiniment.
La métempsycose en est un bel exemple.
Le principe de l’âme voyageuse, qui ne meurt jamais, est très séduisant pour effacer les angoisses d’une disparition définitive.
On survit, tantôt en humain, tantôt en animal, une sorte d’existence perpétuelle, une âme pagure qui trouve un nouvel abri lorsque son hôte physique, son corps cesse de vivre.
Croire est un refuge lorsque le savoir montre ses limites.
L’homme a besoin de justifier les effets impossibles à expliquer.
Tant que le croire reste un adoucisseur d’angoisses, qu’il épargne toute prise thérapeutique pour survivre, c’est chose heureuse.
A partir du moment où l’homme se croit au service d’un dieu, qu’il agit à sa place pensant mener une mission, tout se complique. Les effets pervers dépassent les effets utiles, il n’est plus humain, il déraisonne et entre en toute puissance.
Il se prend pour le divin en s’octroyant des droits démesurés.
Croire à la métempsychose produit un effet acceptable, l’homme ne craint plus de disparaitre, il voyage et son voyage est sans fin.
Je ne parviens à m’inscrire dans aucun de ces schémas, je me laisse porter par le cours de la vie et j’en sublime chaque instant. Je fais le plein de vivre, de sorte que la disparition finale devienne le résultat d’un trop plein. Il n’y a plus de place pour aller plus loin, il est temps de partir.
Mon credo n’a pas varié :
Je suis venu, j’ai vu et je n’ai rien compris au sens de la vie.
J’aurais aimé faire encore un tour, non pour comprendre mais pour le plaisir…
Un cri du cœur entaché d’absurdité : Dieu que j’ai aimé la vie !
Même par ce chemin, on frise l’idée divine.
Métempsycose,
Drôle de chose,
Titiller le divin,
Drôle de machin !
L’humeur morose,
Sur le chemin
Des « Je suppose »,
On croit que tout est destin.
L’autre petit plus :

Les hiboux nous gâtent aujourd’hui.
Bonne fin de samedi Simon. 😻
Merci Chat, bon WE !