Les plaisirs de l’arrosage.

Tous les ans, je plante quelques pieds de tomates juste devant ma cuisine, il suffit de deux ou trois pas, quatre ou cinq s’il sont menus, pour accéder à la solanacée.
C’est un réel plaisir.
Vous remarquez six plants visibles, il y en a sept, l’invisible est masqué par le lilas à gauche de l’image.
Mais là n’est pas la question.
Hier, juste avant la fin du jour, j’arrosais ce coin là. Inutile de suivre l’écoulement de l’eau, j’en profite pour focaliser mon regard au cœur des plantes.
Je remarquais que les feuilles étaient bien poudrées de fines particules venues du Sahara. Ce n’est certainement pas l’idéal pour la plante dont les stomates (pores des feuilles) qui assurent la respiration, s’en trouvent bien encombrés.

Regard cheminant d’une feuille à l’autre, j’ai vu bouger une bestiole. Une petite boule dérangée dans sa tranquillité par ma tentative d’époussetage.
J’avais trois enjambées pour me saisir de mon Kodak et faire quelques clichés.
Dès qu’il y a découverte dans l’air, cela m’intéresse assurément.

J’ai donc bombardé de clics notre arachnide en me promettant quelques moments de plaisir en recherches pour identifier la bestiole.
J’avais ma petite idée.
D’emblée, j’ai pensé à l’argiope frelon dite aussi argiope rayée ou fasciée.

C’est souvent l’image qui révèle l’identité plus aisément que l’observation directe car on ne voit pas bien les détails.

Je sais par expérience, pour m’être fait taper sur les doigts dans un site dédié à la petite faune locale, qu’il faut toujours tourner sept fois son globe oculaire dans l’orbite avant de prononcer un mot.
Alors, me voilà en quête d’infos précises.
J’ai découvert qu’il existe un bon nombre d’argiopes différentes, j’en ai compté jusqu’à seize et ce n’est sans doute pas exhaustif…

Finalement, je pense avoir trouvé. La vedette du soir doit être une argiope aurantia ou argiope aux couleurs or.
Parmi toutes les zébrées argiopes c’est elle qui me semble la plus probable.
Si en faisant « rotuler » le globe oculaire et la langue tourner sept fois à l’abri des dents, je me suis trompé, c’est à désespérer de me lancer en entomologie…
Heureusement, je n’ai plus le temps de me prendre la tête en embrassant la complexe profession 😉

Trêve de mots voici les images :

Le particules fines (aspect farineux) déposées sur la feuille sont bien visibles.

Sous les tomates, la coriandre.

Curieuses fleurs au bout d’une ombelle.
Les corolles sont asymétriques.
Les pétales dirigés vers l’extérieur de l’ombelle sont plus grands que les autres.

Un peu plus loin encore, les roses réclamaient une visite.

Sous un autre éclairage, plus à l’ombre.
Au milieu d’un autre rosier, presque masqué par les feuilles, un cynorrhodon massivement attaqué par la rouille.
Une maladie cryptogamique (fongique = champignon) typique du rosier.
Je fus attiré par la beauté du tableau.

2 commentaires

  1. Qu’importe son petit nom, elle est superbe, voilà. Pauvres rosiers, ils auraient besoin d’un peu de pluie pour nettoyer leurs feuilles, à moins que le jardinier ne leur fasse un peu de pluie artificielle 😉
    La beauté n’est pas toujours où l’on croit, c’est assez fascinant de penser qu’elle peut tuer la plante…

    1. Il faut éviter de mouiller les feuilles des tomates pendant l’arrosage, avec la chaleur, le risque est grand d’exposer la plante à des maladies fongiques (mildiou, fumagine, botrytis, oïdium…)
      La rouille dans les rosiers (autre maladie fongique) apparaît régulièrement tous les ans après les pluies suivies de chaleur, sans trop de conséquences. Celles des taches noires ou marsonia est plus dévastatrice.
      Je ne traite rien, je laisse faire sinon on n’en sort plus avec les traitements qui se concentrent dans le sol…

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