Apocalypse

 

 

                                                                                                                                                                  Lévie

Le jour était calme
Le ciel dessinait ses zébrures
Marbrées de nuages et d’azur.
Comme la caresse d’une palme
Un  vent léger frissonnait
Et le soleil déjà pâle dispersait
Son étrange lumière
A faire vieillir les pierres.

Le village était assoupi
Pas une âme dans les rues
Ne donnait signe de vie.
Une atmosphère d’absolu
Flottait sur les maisons
Devenues des prisons.

Le soir à la brunante
Bien avant la nuit tombante
De mystérieux éclats
Emplissaient l’horizon
De glas
Et de frissons.

La lune fondait comme une bête
Tout droit sur notre planète
On était sûr, c’était bien notre fête
Le ciel nous tombait sur la tête.

 

 

2 commentaires

  1. Ainsi il en serait des lieux que l’on aime comme du corps de ceux que l’on chérit. On les carresserait, effleurerait, titillerait, pressserait, étreindrait, nourrirait, flatterait, contemplerait sous maints éclairages.

  2. Ce pouvoir de l’imaginaire à vous entraîner vers le rêve ou le cauchemar, vers la fuite dans l’au-delà lorsque l’ici semble s’enfuir devant vous…
    La magie d’une photo chargée d’histoire et qui devient votre tombeau. Ces lieux qui sont et se transforment par le caprice de vos humeurs….
    Merci Gaëtan.

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