Aquarelle

Bien avant la nuit froide de décembre,
Je regardais à travers les carreaux de la maison,
L’orange changeant d’un tableau à l’horizon.
Le soir tombait sans trop se faire attendre.

Les flammes disparaissaient derrière la montagne
Laissant devant moi des tiges noircies
Comme brûlées par l’incendie
D’un gigantesque feu parti de la campagne.

Juste au-dessus de ma vallée
Tirolu s’est illuminé.
Ses lumières se sont allumées
Et scintillent comme étincelles dans la cheminée.

Lorsque le ciel devient plus sombre
A mesure qu’on plonge dans l’ombre
Se libère et vagabonde la pensée.
Le paysage obscur agite mes idées.

Comme par la magie d’un logiciel
Tout se transforme dans le ciel.
Dans des couleurs pastel,
On dessine un envers idéel.

Bien après le tunnel
Le monde devient irréel.
On nage en plein virtuel,
Plus rien n’est naturel.

On laisse le pouvoir sensuel
Créer ses images artificielles.
Le soleil apparait cannelle,
Et l’ambiance émotionnelle.

Puis, dans un calme éternel,
Mon paysage m’impose une aquarelle…

 

 

 

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