Le goût des mots.

Le goût des mots est pour moi une très vieille affaire.
Il a pris racine à mes premiers balbutiements tardifs avec la lecture. Ce fut une galère utile.
A force de ramer, j’ai musclé ma mémoire et cultivé le plaisir de découvrir la richesse d’une langue au point de la cuisiner à ma manière.
Cuisiner est un bien mauvais mot, je dirais à la pâtisser pour prendre encore un peu de plaisir.
Je reviendrai sur l’origine du goût des mots en reprenant le texte intitulé « Le dictionnaire de Denise », à l’attention des nouveaux visiteurs de ce blog si cela les intéresse.
C’est un parcours atypique, de ce parcours j’ai appris à cultiver l’espoir.

Voici, pêle-mêle, comment je m’amuse avec les mots qui font des idées…

Je n’assène aucune vérité, je savoure mes friandises, je ferme les yeux et je m’endors heureux.

Rendez vous compte si « maladie » était masculin ! Le « mal a dit » serait encore plus insupportable.

Placer un mauvais gestionnaire à la tête d’une entreprise ou toute autre organisation florissante, c’est mettre la souris sur le gâteau.

Le métier d’avocat consiste à plaider avec la même force, la même conviction, une cause, exactement comme il l’aurait fait en se trouvant sur le banc adverse avec des arguments rigoureusement contraires ou diamétralement opposés.

L’avocaméléon qui a pris la couleur de votre cause et fut votre sauveur, aurait pu être votre bourreau si la partie adverse avait eu l’idée d’entrer dans son cabinet, juste avant vous.

L’abbé Pierre comme Sœur Emmanuelle sont des gens admirables qui ont pris leur pied dans l’humanitaire.

Nombreux sont les hommes qui entrent en politique pour filer un coup de main et prennent racine.

Comment avec tous les problèmes qui assaillent la société, un homme politique peut-il encore être arapède ? Soit le rocher est solide et nourricier, soit de berneur il s’est transformé en bernique !

N’oubliez point vos vieux
Ce sont vos anciens
Vos aïeux
Imaginez bien
Qu’un jour vous aurez l’image
De ces gens qui ont pris de l’âge.

Un peu de légèreté : Femme est joyeuse avec qui sait, sans trompette ni tambour, faire trembler sa mûre de Jéricho !

Jouer de ses atours de manière ostentatoire c’est faire dire à son corps ce que son esprit est incapable d’exprimer.

Tenter la séduction est une manière détournée d’exprimer une envie que l’on n’ose déclarer ouvertement.

Le vent est dans vos voiles, naviguez au gré de vos émotions.

Le comble pour un producteur de mirabelles c’est de se rendre compte qu’il travaille pour des prunes.

La vie est un enfer tranquille.

Par les temps qui courent où tous les feux sont au rouge, je n’ai pas attendu pour me mettre au vert, j’ai toujours été un Robinson.

Dieu s’est assigné à résidence inconnue, avec le don d’ubiquité, il est partout et nulle part pour rester introuvable.

Le divin s’est déchargé d’un poids en laissant à l’homme la responsabilité de combattre le mal.

Paroles, paroles chanterait Dalida, casseroles, casseroles dirait le médisant, fariboles, fariboles m’accablerait le méprisant, cabrioles, cabrioles, répondais-je en souriant. 😉

Généreuse ne fait point la frileuse.

2 commentaires

  1. Jouer avec les mots est un don, et comme tout don il n’est pas donné (!) à tout le monde. Il faut aussi de la répartie, de l’humour, et une bonne somme de connaissances et de finesse pour ne pas tomber dans un jeu plus sombre !
    Je m’y essaie de temps à autres mais j’aime encore plus lire les jeux des autres, c’est tellement plus facile ! Merci de cet échantillonnage qui fait nos délices Simonu

    1. C’est parti dans tous les sens.
      Je préfère éviter la monotonie en ne sériant pas par thèmes, c’est le propre de mon esprit à sauts et à gambades.
      Merci Gibu, bonne soirée 🙂

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