Sables mouvants.

Encore un peu d’actualité politique et au prochain article, je reviens à l’école.

La France politique s’enfonce progressivement dans les sables mouvants. A gauche comme à droite, plus on gesticule pour maintenir la tête à l’air et plus on s’enfonce.

François Hollande a mangé son pain blanc trop vite, je l’ai déjà écrit. Il cherche désespérément un coin de ciel bleu au-dessus du pays. Il devait remettre l’Europe sur la bonne voie et voilà que l’entente n’est plus cordiale, sa trouvaille malienne risque de ne plus en être une : la résistance islamiste est plus coriace que prévue. Un retrait des troupes françaises pourrait s’avérer catastrophique pour l’état africain. La politique intérieure est tellement floue et incertaine qu’on ne sait plus de quoi parler.

Arnaud Montebourg joue au virus récurrent. Il fait monter la fièvre à 40, un peu partout dans les entreprises du pays, s’éteint et se réveille alors qu’on le croyait assoupi pour longtemps. Le pompier pyromane souffle sur les braises au lieu de les éteindre.

Ce matin, Elisabeth Guigou et Aurélie Filippetti mettaient sur le compte de l’émotion, la gaffe de l’annonce de la libération des otages du Nigéria. Imaginez leur réaction si cela s’était produit dans le camp adverse. Les bonnes nouvelles sont tellement rares que la moindre lueur d’espoir doit être exploitée sur le champ à chaud…

DSK n’en finit plus d’être sur scène pour accentuer davantage la peur rétrospective d’avoir le loup dans la bergerie car les français lui auraient donné l’Elysée sans confession.

Bernard Tapie va et vient. Adulé, détesté puis encore désiré, semble avoir le vent en poupe à Marseille.

La délinquance explose… Taubira se porte au chevet des primo-délinquants en tentant de leur interdire l’accès aux prisons pendant que Valls pense le contraire.

La seule embellie se trouve dans le sourire radieux de Ségolène Royal. Elle est heureuse de revenir au premier plan médiatique. Dès sa première apparition, elle a donné le ton avec sa vision toute particulière de la logique cartésienne : « J’avais pris une moto-taxi, (pour être à l’heure à sa réunion) mais nous avons été coincés par un accident. Ça prouve que je subis ce que les français subissent ». Se prendrait-elle toujours pour la madone ? Apparemment la traversée du petit désert ne l’a pas beaucoup changée. Puis, encore plus convaincue de son retour : « Il faut redonner le moral aux chefs d’entreprise… moi je veux m’inscrire en faux contre le pessimisme, redonner du souffle et de l’énergie… » Suffira-t-il qu’elle apparaisse à tous les Soubirous du pays, avec une analyse d’une simplicité biblique pour que la lumière soit ? Elle semble prête à marcher sur l’eau… C’est tout ce qu’on lui souhaite, attendons la suite.

Le président serait presque bien inspiré de baiser la bague de Ségolène comme on embrasse celle d l’évêque, pour retrouver un peu de peps. Sa joie toute communicative est ce qui manque le plus au sommet de l’état.

Heureux qui comme Bayrou a raté toutes ses élections. Désormais sa langue est libre pour dire tout ce qu’il faut faire lorsqu’on n’est pas aux affaires. Il va s’en donner à cœur joie et retrouver un mandat en 2014.

Heureux Borloo roi de la basse-cour UDI qui se trouve comme un coq en pâte entouré de toutes les déçues du sarkozisme. Mesure-t-il ce bonheur d’être en marge des ennuis du pouvoir ?

Où sont les femmes et les hommes qui se battent pour l’intérêt supérieur du pays et rien d’autre ? Où sont-ils ? Noyés dans les sables mouvants, victimes des gesticulations ?

Le gène de l’altruisme pur n’est pas encore inscrit dans notre patrimoine héréditaire. L’espoir d’une mutation ne semble pas raisonnable, l’homme a trop besoin de flatter son égo.

Un commentaire

  1. Tu as fait une tres bonne analyse de chaque personnage politique, chacun » s’est pris « une bonne claque bien métitée…bravo! …Il faudrait ajouter Sarkosy, qui tout à coup n’aime plus la politique et ne reviendrai que par devoir, pour nous sauver tous …une bonne claque pour lui aussi , et la boucle est bouclée!!

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