On se souvient des mots très durs de Cohn Bendit à l’égard de François Bayrou, dans l’émission « A vous de juger » sur la deux. Un débat sur les élections européennes qui avait tourné au vinaigre : « Tu ne seras jamais président de la République parce que t’es trop minable » C’était le 4/6/2009.
Depuis ce jour François B. a beaucoup changé et le jugement de Dany aussi.
François a fait preuve de panache pendant les présidentielles mais « le panache, parfois, ne sert à rien » déclare Ben. Il dit : « Le PS fait une faute en présentant un candidat face à Bayrou » et s’il était électeur dans sa circonscription, il voterait centriste. « Il aurait mérité d’être à l’assemblée, il aurait apporté quelque chose » ajoute-t-il. Puis en rajoutant une couche : « Ils n’ont pas compris que ce geste aurait eu une portée symbolique forte ».
Cohn Bendit a tout fait pour sauver le soldat Bayrou, ce personnage qu’il disait minable est devenu indispensable à l’Assemblée.
François aura tout tenté pour gravir les marches du Palais Bourbon : il a changé son affiche pour devenir plus reconnaissable, il a tracté dans la rue, fait du porte à porte… il a même visité des poussettes sur le trottoir pour faire une risette à bébé. Un bébé qui lui souriait probablement, en ignorant que seule la voix de sa maman lui importait, une sorte de racolage sympathique.
Bayrou est battu après s’être débattu maladroitement. Il récolté ce qu’il avait semé. En politique, le doux, le juste, le lucide, le généreux, le capable, le bienveillant, l’extra-lucide… c’est beaucoup trop de qualificatifs, ça n’existe pas. L’électeur n’y croit pas et l’a fait savoir.
En relisant les vœux de Cohn Bendit, on remarque qu’il a beaucoup usé du conditionnel, « il aurait, il aurait, il aurait… » Cela ressemble trop à un rosaire mortuaire. N’était-ce pas prémonitoire ?
Ségolène a rêvé du perchoir tout en haut de l’assemblée. Cette escalade était pourtant à sa portée…. Mauvais choix de circonscription, sans doute. Martine son chaud soutien, n’osait même pas regarder l’écran qui encadrait le candidat scélérat. Olivier Falorni que ses yeux n’osaient voir a été boudé au moment des résultats. Martine n’a trouvé que mépris à l’égard de celui qui a joué perso. En d’autres temps, elle a tout fait pour que Ségolène ne parvienne jusqu’au secrétariat général du parti y compris par des moyens qui lui ont été reprochés. La lente chute annoncée de Ségolène Royal a sournoisement été lancée par ceux et celles qui versent des larmes de crocodile, aujourd’hui. Martine sera-t-elle magnanime pour conduire sa rivale tant aimée à la tête du PS en octobre prochain ? Si c’est le cas, on croira volontiers à de vraies larmes de tristesse. Mais les femmes sont des hommes politiques comme les autres. Attendons la suite.
Ségolène encore toute chaude battue, et déjà se profile la bataille du perchoir… les psittacidés*, ces beaux parleurs s’attroupent pour y accéder.
Quant à la droite, elle n’est plus en haut de l’affiche. L’électorat est en désamour avec les Guéant, Morano, Alliot-Marie et Cie, l’UMP a reçu une belle claque, la Sarkozie s’estompe à l’horizon.
François Bayrou s’en va le cœur léger car il sait son retour. Celui qui voit toutes les tempêtes en proue du navire et ne perçoit pas, en poupe, le tourbillon qui va l’emporter nous annonce des lendemains qui déchantent, pour très bientôt. Il a probablement raison, mais est-il le seul à le penser ?
Qui vivra verra !
*Psittacidés= perroquets… pour se percher.
Eternel retour, éternel recours :
« Ce choix va bien sûr m’entraîner à changer la forme de mon engagement, à prendre le recul qu’on s’impose quand on n’a pas réussi au moins momentanément à convaincre les siens »
Avec cet orange dominant, peut-être le retrouvera-t-on, méditant, dans un temple tibétain…

En politique on ne peut pas faire cavallier seul,Bayrou cette fois a eu beau se debattre , il n’a pu surnager,consideré comme un traitre par l’UMP…il a osé appeler à voter à gauche,tu te rends compte!..mais comme il n’est pas de gauche ..il n’est nul part! ,en politique il faut avoir des idées bien tranchées,.. appartenir à un parti flottant ça ne rassure pas l’électeur, mais peut etre reviendra t il un jour qui sait? Quand à Ségolaine elle sait ce que c’est maintenant qu’un panier de crabes , elle espere secretement que les « méchants serons puni » pour leur trahison, peut etre reviendra t-elle sur le devant de la scene elle aussi!……Tu ne vote pas depuis longtemps mais tu fais une tres bonne analyse des hommes politiques.
L’abstentionniste est au votant ce que l’agnostique est au croyant. Il doute des capacités et de la sincérité des politiques à travers leurs comportements. L’agnostique pense plus souvent à Dieu que le commun des croyants, l’abstentionniste s’intéresse à la politique de plus près que le commun des votants. L’un et l’autre ne sont pas à l’abri d’une bascule vers le vote ou la croyance. Et surtout ne pas penser : « si tout le monde fait comme ça… » cette attitude n’existe pas et si elle était possible, elle serait salutaire.
J’ai bien compris ton raisonnement, Mais…donc…tu mets tout le monde dans le meme sac sans accorder le bénefice du doute une seule fois …trop peur de regretter?…pas assez kamicaze?…et voter contre quelqu’un que tu trouves execrable?…bon j’arrete de t’embeter, ne va pas croire un seul instant que je suis en train de te juger, je suis d’une humeur souriante ,alors je voulais te titiller un peu sur le sujet…le parti de ceux qui doutent n’existe pas…dommage ! car tu aurais pu me dire bien venue au club!