- Cela sonne comme un paradoxe. Comment peut-on être velléitaire et accompli ?
- Pourtant Dominique de Villepin semble répondre à cette définition. Il y va à fond, tout en sachant qu’il ne pourra pas aller au bout de sa logique. Il est constamment l’épouvantail qui fait peur un temps et finit toujours par faire rire. Ses envolées lyriques captent les crédules, sa sincérité douteuse amuse ceux qui l’ont compris.
- Dominique est candidat. C’est normal il a déjà été président de la République pendant un an et quelques petits mois. Cette expérience a dû lui forger une trempe supérieure et le convaincre qu’il pouvait y aller, désormais. Dommage, ce n’était qu’une présidence pour de faux : il n’était que Président de la République Solidaire, il s’était inventé un hochet comme François Bayrou avec son gouvernement fantôme.
- Cette cour de la politique ressemble beaucoup à une cour de récréation de maternelle. Les égos y sont à l’épreuve, et l’immaturité ambiante ambitionne de diriger le pays.
- Jack Lang menace puis cherche le compromis pour « le bien du parti », Fillon et Dati se chamaillent pour un fauteuil de député, Mélenchon fulmine, Bayrou se regonfle chaque fois que les autres se dégonflent, Sarkozy rame, les verts se calment après le partage législatif… Marine se gausse, persifle et ricane.
- Don Quichotte est parti à l’assaut de l’autre République. Y croit-il ? Va-t-il aller au bout de sa « volonté » ? Ou, en velléitaire accompli, va-t-il déposer les armes pour se rallier au camp sarkozyste ?
- A moins qu’il ne soit un perpétuel facétieux, un histrion de service pour amuser la galerie, un empêcheur de tourner en rond… quelqu’un à l’égo démesuré qui claironne : si vous ne m’aimez pas, vous allez m’aimer quand même…Je parie, que s’il obtient les cinq cents signatures, il ira au bout rien que pour s’amuser d’un 21 avril passé, à l’envers, car un velléitaire qui va au bout, c’est juste pour embêter le monde… rien que pour pouvoir dire : velléitaire, moi ?
