Dans un peu plus de six mois, au soir du 6 mai on pourra entendre « habemus presidente », avec si l’on en croit les sondages, toutes les chances de voir François Hollande les bras en V à la fenêtre de l’Elysée.
Entre temps les occasions de pleurer seront plus nombreuses que celle de rire. Les primaires socialistes ont évacué leur lot de pitreries entre « dur et mou », « flou et loup », tout est rentré dans l’ordre, celui d’oublier bien vite les coups bas. Aujourd’hui, le mou est devenu dur même pour celle qui l’avait tâté inconsistant. La politique c’est l’art de bastonner puis de caresser celui qui en sortant du flou a révélé un loup dominant. C’est la loi de la meute…
Profitons-en pour esquisser quelques sourires avant que les ratonnades ne s’intensifient à droite et même à senestre avec un Front de Gauche qui tient à porter son nom.
Nicolas Sarkozy avait surpris en nommant des ministres inattendus. Aujourd’hui c’est lui qui est ébaubi. Celles qu’il avait inventées de toutes pièces, lui ont tourné le dos ou lui posent problème : RamA est chez Borloo et le tient par la barbichette, FadélA est quelque part dans la nature et RachidA lui cause bien du tracas en remuant l’UMP parisienne.
Le triple A sarkozien était trop en vue à la fin de chaque prénom.
Désormais, le président méditera sur la place de son A, bien à l’abri au sein du prénom : on n’est jamais si bien servi que par les fidèles nAdine M., vAlérie P. et nAthalie K.M.
Un beau sujet de réflexion pour l’avenir présidentiel : si vous souhaitez conserver votre triple A, pensez à le protéger sur sa gauche comme sur sa droite.
Dérisoire ? Pas plus que les pantalonnades de nos politiciens.
