Rachida a déclaré la guerre à Fillon ou du moins, elle est décidée à ne pas se laisser spolier.
Installée dans son VIIe arrondissement pépère, elle pouvait tranquillement gratter pour trouver ses pépites… mairie, européennes et législatives… et afficher sa belle allure dans les soirées mondaines.
Voilà qu’un orpailleur venu d’ailleurs a sorti la batée pour cueillir la pépite sous le nez de Rachida. La mine Matignon s’épuise, la province sarthoise n’est plus de son rang, l’appel de Paris et son Hôtel de Ville convoité attirent irrésistiblement notre premier ministre. Il a prospecté dans les environs : « Il a le pouvoir, il a les moyens, il a reçu Jean Tiberi et fait recruter son fils au ministère des finances, alors que nous réduisons le nombre de fonctionnaires. Il a reçu les élus les uns après les autres pour leur proposer des postes et des tas d’autres choses » déclare R. Dati.
Le repli sur Paris demande une prospection plus large : « Un élu, non des moindres, qui me soutient, qui me soutenait, m’a dit- j’ai été reçu par le premier ministre qui risque de me proposer quelque chose qui m’intéresse » se plaint notre ex-ministre de la Justice.
Et, en bon conquérant : « Il vient de recruter à Matignon une personne pour se charger de sa campagne pour Paris. Et puis, il a d’autres moyens, il a un beau portrait dans le Figaro à sa gloire » soupire encore Rachie.
Elle est éberluée : « Je suis choquée qu’au lieu de s’occuper des français et de leurs difficultés, d’aller sur le terrain… il est en Corée, au Japon… Je suis choquée qu’il soit plus préoccupé par son avenir personnel ». Oh ! Le vilain ! Dommage, il va revenir.
Martine, à un niveau plus élevé, a disputé le « dur et le mou » à François… A droite ça sent déjà « la débandade », le « sauve qui peut », le « aide toi le ciel t’aidera », le « chacun pour sa pomme », le « touche pas à mon secteur », le « je fais ce que je veux », le « cinq ans c’est long »…
« Moi, je n’ai pas les mêmes moyens, je n’ai pas le pouvoir. S’ils veulent m’écarter c’est facile » lâche-t-elle encore avec une pointe d’amertume et de résignation.
Tu vois Rachie, c’est utile de connaître ses classiques. Tu as bien retenu la fable « Le loup et l’agneau », La Fontaine t’avait bien prévenue : « la raison du plus fort est toujours la meilleure ».
Pourtant, il te reste de beaux jours, de belles nuits, des Bals Jaunes, bleus ou blancs, là où tu es resplendissante, magnifique, superbe … la reine.
Cette place-là, personne ne te la volera!

Photo S. D.