A l’image du pays…

Pourtant tout est beau, lumineux, nickel, lorsqu’on se présente à l’accueil de l’hôpital.

C’est calme, les gens vont paisiblement.
Certains traînent, boivent un café, sirotent un soda, d’autres accélèrent le pas pour trouver la bonne porte.
Une vieille dame, venue visiter un proche, la mine mi inquiète, mi rassurée, suit sa fille, un beau bouquet de fleurs sous le bras. Elle va enfin voir le patient.

Pas l’ombre d’un problème, à première vue, pourtant le personnel aidant est toujours en grève et cela dure depuis des mois.
Il suffit de lire les banderoles confectionnées avec des draps, semble-t-il, pour décrire l’état des lieux.

C’est bien résumé, sur un linceul, un état morbide (morbide= maladie et non mort) qui annonce un mal gardé latent, pas forcément visible :
« Tout tremble et rien ne bouge ».
C’est l’image du pays qui va mal, annonce des jours de galère sans que le chef suprême ne s’en émeuve outre mesure.
Il parle peu de ces sujets qui fâchent.
Si l’état général des lieux présente autant de bobos, c’est probablement de la responsabilité du chef. Non ?
Finie la responsabilité du chef et la responsabilité tout court.
Personne n’est responsable du vau l’eau, c’est l’eau sauvage, torrentielle, débridée, qui coule comme une vague barbare qui est responsable du dérangement ambiant.
C’est la canicule, le changement climatique, la météo déchaînée qui dérangent le paysage, non les hommes qui sont aux commandes.

Le pays va mal, les candidats au siège suprême se bousculent sans vergogne. Tous savent comment enrayer le malheur, tous ont la poudre de perlimpinpin salvatrice, sans le moindre doute.
La catastrophe n’est plus très loin, qui va lui sonner les matines ? Qui va sonner le glas ?

Tout ce beau monde, qui se bouscule au portillon de l’Elysée, ignore-t-il l’ampleur de la tâche, pour promettre tableau réjouissant à venir ?

Le président avait tout pour lui, au premier quinquennat, pour être la cerise sur le gâteau.
Il est devenu souris sur la Forêt-Noire en grignotant une grande partie des griottes, de la crème et de la génoise…
Sorte d’Attila des partis, il a tout chamboulé.
Il les a éclatés, rasés… en miettes, tous ont perdu la boussole

Vu de loin, le pays présente une belle image, son cœur est malade, son âme dérive, il est au bord de l’apoplexie…
Pourtant les mines sont réjouies comme s’il suffisait de se marabouter, de faire des risettes pour calmer un peuple qui gronde en silence…
L’entendez vous gémir ?
Entendez vous ces clameurs aphones prêtes à claironner leur douleur ?

Un de mes hiboux plaisantait :
« Mettre un pied en politique, c’est comme mettre un pied dans la m…, un temps ça porte bonheur mais ça finit toujours par sentir mauvais ! »

Pour l’heure chacun veille à se lever du bon pied, le jour d’un certain scrutin de 2027.
Qui vivra verra, je ne suis pas Nostradamus, seulement un simple quidam qui n’a sans doute rien compris aux Poly-Tics !
Tic tac, tic tac, le compte à rebours est lancé.

U troppiu stroppia = Trop c’est trop.
L’égotisme est un trait de personnalité caractérisé par un culte du moi, un amour excessif de soi ou la manie de parler constamment de soi, sans en donner l’air…


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