La palette des candidats à l’élection présidentielle s’annonce très étendue. Si l’on n’arrive pas à élire le bon président pour la France avec une telle offre, ce serait à désespérer de tout. Il n’y a pas meilleur leurre.
En y réfléchissant à deux fois, cet embarras du choix n’est-il pas embarras tout court ? Un véritable casse-tête pour un mal de tête post-électoral ? Comme toujours. Après la fête vient la gueule de bois, nous en avons l’habitude.
Si l’on se réfère à la société de consommation qui croule sous la variété, on sait que le chaland averti vérifie les notices et les prix, alors que le pressé prend au passage ce qui lui tombe sous la main. Reste à savoir s’il y a plus de pressés et si les initiés le sont vraiment. C’est souvent en arrivant à la maison que l’on découvre les mauvais choix. Trop tard, il n’y aura pas de deuxième passage du premier tour.
Le choix de droite sera probablement plus étendu mais sera-t-il plus riche pour autant, plus trompeur, plus suicidaire ou l’occasion de règlements de comptes ? Et surtout aura-t-il plus de chances de faire gagner son camp ? Il s’apparente davantage à un jeu de chamboule tout destiné à redistribuer les cartes. Chacun va montrer ses muscles, chercher sa place en bousculant le leader chancelant et le pousser vers le précipice qui s’ouvre devant lui.
L’homme politique est un animal sauvage. Tant que le dominant tient fermement sur ses pattes on lui fait allégeance mais dès le moindre signe de faiblesse, la lutte pour conduire la meute fait rage. Et, dans ce domaine, nos chers amis dotés d’une belle langue de bois n’ont rien à envier au lion de la savane.
L’électeur fera bien un premier tour de rayon pour rien et trouvera, au deuxième passage, le remake de la finale 2002 à l’envers.
Tout laisse à penser que le candidat de gauche sera à la tête du pays en 2012 avec un score qui ne ressemblera en rien au plébiscite chiraquien.
La France plus décomplexée n’a plus peur de lâcher ses bulletins bleu marine.
Il faudra compter avec cette couleur à l’avenir, c’est la France, ce sont les français et leurs élites aux commandes qui l’auront voulu.
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J’ai volontairement écarté la candidature de Sarkozy car je pense qu’il ne se présentera pas. La politique en a vu d’autres et continuera à nous en faire voir… alors rien n’est moins sûr, mais allons-y pour cette fiction là.