Ce texte a été proposé et retenu comme chronique éphémère par lemonde.fr.
Chronique éphémère, en effet, son intérêt ne vaut que pour ce jour, le lendemain son contenu devient caduc.
Vous comprendrez pourquoi. Et savez-vous ce qu’il advint? Elle a été publiée avec un autre texte : « Langue française et francophonie »
Fallait le faire. Si la rectification intervenait demain puisque j’ai protesté ce sera raté. Une chronique habituelle ne souffre pas de date de péremption. J’avais tenté cette originalité, c’est raté. Avouez que c’est pas de chance. Décidément, il y a des étourdis à la rédaction fussent-ils des logiciels. Tant pis. Voici le texte.
Dans le vif ? A-t-il lavé plus blanc que blanc et lessivé à fond ?
Il a vu. Il a écouté, entendu et attendu.
Voici, résumée, la teneur de ses propos lors de la conférence de presse de mardi prochain :
A la surprise générale, il n’a rien vu ni entendu, juste attendu son tour.
« Je n’ai pas suivi la coupe du monde afin de ne pas polluer ma réflexion. Il paraît qu’il s’y est passé des choses étranges, inattendues. Je ne pensais pas si bien faire en m’isolant. J’avais déjà mon équipe en tête bien avant la coupe du monde. Je sais que la valeur des joueurs n’évolue pas radicalement après une compétition. Tout est affaire de gestion, de coaching. On peut avoir deux équipes différentes avec la même composition mais des entraîneurs différents. Je vous livrerai la liste des joueurs sélectionnés quelques jours avant la reprise des matches internationaux.
Voilà, vous avez des questions ? »
– Que pensez-vous de l’attitude de P. Evra et comptez-vous le prendre dans votre sélection ?
– Je ne connais que l’aptitude des joueurs. L’attitude ça se corrige, se dirige… »
Ainsi de suite… tout un déferlement de questions dont vous imaginez la teneur et qui appellent des réponses à sensation.
Calme, posé, imperturbable, Laurent Blanc resta de marbre. Un cas rare si j’ose dire !
C’est en plein milieu de l’interview qu’un tir contré de F. Ribéry me frôla les moustaches pour me tirer illico de mon paisible cauchemar.
Mardi c’est demain. Ouf, j’ai eu peur !
Encore 24 heures d’attente, Laurent ne nous a livré aucun chèque en blanc pour tirer à sa place.
Il nous a juste accordé le plaisir d’attendre.