Les hommes et les femmes politiques raffolent de ce langage clair qui est censé écarter toute langue de bois pour la faire de caoutchouc. Beaucoup plus souple puisqu’elle exprime plus de nuances destinées à noyer le poisson. Une manière de dire franchement des choses claires qui le seront tout autant en exprimant exactement le contraire. Evidemment, les contextes changent et, donc, les exigences aussi. Les menaces sont faites pour infléchir les données et deviennent caduques une fois les objectifs atteints. Cela s’appelle faire des compromis sans compromission.
Comme l’avait si bien et si fortement annoncé E. Joly : « Pas d’accord sans la fermeture de Flamanville », son parti va conclure un accord avec le PS.
Elle ne devait rien lâcher, voilà c’est fait, elle a souligné la dynamique sur la réduction nucléaire, la volonté du PS à progresser encore dans ce sens.
Les verts adoptent une attitude pragmatique globale avec, à la clé, des promesses pour les législatives sans solliciter de postes ministériels. Ils tiennent, tout de même, à noter le désaccord sur l’EPR de Flamanville et l’aéroport nantais.
Apparemment la manœuvre pour se faire une place à l’assemblée a bien fonctionné : 15 à 30 élus pour former un groupe parlementaire ça ne se refuse pas et François Hollande a très envie d’être élu, chacun y trouve son compte.
Le soutien des verts semble acquis, attendons de voir ce qui sera réservé à Mélenchon pour qu’il cesse de tirer à boulets rouges sur le front de François pourtant de gauche aussi.
Finalement rien d’anormal, chercher des accords par des concessions c’est courant en politique (compromis)… ne pas transiger avec sa conscience ( sans compromission), on n’est pas obligé d’y croire.
En regardant de près, « compromis » peut se changer en « commis pro », vous savez ces aides qui préparent la tambouille en cuisine sous la surveillance du chef, eh bien, ceux de la politique sont devenus commis professionnels de la cuisine électorale… A suivre.
