Le rosier et l’intrus.

Un rosier nain avait pris racine dans un pot,
Il prospérait là, tranquille en solo.
Un beau matin de juillet, sentant des chatouilles à ses pieds,
Vit en quelques semaines pousser jusqu’à le dépasser,
Le toiser de haut, ne pouvait le nier,
Belle et verte plante dont il aurait bien voulu se débarrasser.
Agacé de la voir pomper son substrat et son eau,
Il éleva sa petite voix, le tutoya fort haut :
– Que fais tu là dans mon enclos ?
– Je n’en sais rien mais ne fais point le beau.
– Serais tu ici par le plus grand des hasards ?
– Sans doute, une graine égarée qui a chu dans ton bazar.
– Une graine noyée dans un arrosoir ?
– Peut-être, je ne saurais te dire.
– J’aimerai, pourtant bien savoir.
– Laisse moi grandir et tu connaitras mon avenir…


Le temps passa en entente forcée,
Belles fleurs jaunes puis fruits verts et dorés,
Bien rouges enfin, charnus et dodus,
Furent vite chipés par une main inconnue.
A la saison nouvelle, au nouveau printemps échu,
Le rosier n’avait plus belle livrée
De sa superbe habituelle en était revenu.
La tomate avait bien plu, suscité gourmandise,
De la suite dans les idées, convoitise,
Ses graines furent délivrées,
Juste dans le jardin d’à côté
Pour en faire nouveau potager.


Moralité :
Lorsqu’on s’attend à vilaine et mauvaise moralité, sachez qu’il peut en sortir bonne pensée, il suffit, pour cela, savoir composer…

Peu importe l’environnement, pourvu qu’on ait bon substrat !

Pour la petite histoire, j’avais repéré la plantule qui prospérait joyeusement.
Elle avait longue tige, je l’ai entourée d’une enceinte de bouteille d’eau pour faire nouvelles racines… J’attends la suite, apparemment, il y aura très peu de fleurs, j’ignore la variété de cette solanacée.

On ne peut plus rien essayer, les réseaux sociaux se chargent de vous arranger et maintenant les hiboux se révoltent… On est beaux !

2 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *