Qui a dit que les femmes étaient plus pondérées que les hommes ?
Au journal de TF1, Ségolène semblait bien décidée à remplir l’espace et occuper pleinement le peu de temps laissés vacants par Martine. Elle n’a aucune intention de faire de la figuration.
Très remontée, elle menace le gouvernement en le déclarant responsable de ce qui va arriver s’il ne revient pas sur sa réforme. Attentive aux jeunes, elle met en garde les collégiens, lycéens et étudiants manifestants : « restez calmes ». Manière toute subliminale d’encourager à l’affrontement. Si cela arrive, ce ne sera pas faute d’avoir prévenu et soufflé sur les braises.
Pourquoi brûler ses cartouches pour 2012, désormais si proche, en suggérant au gouvernement de renoncer à l’allongement de la retraite ? Ce faisant, c’est-à-dire si la droite l’écoutait, elle priverait la gauche d’un argument de poids pour la pêche aux voix. Surprenant, maladresse ou stratégie ?
En attendant, elle marque fortement sa détermination, les doigts bien agrippés à la table. Toute latitude est bonne pour marquer les esprits.
Malgré cette posture et l’impression de dominer la situation, maîtrise-t- elle encore quelque chose ?
Devant cette apparente force tranquille qui cache un volcan bouillonnant, les mâles du PS et d’ailleurs peuvent se rhabiller.
