{"id":6882,"date":"2016-05-15T14:11:43","date_gmt":"2016-05-15T13:11:43","guid":{"rendered":"http:\/\/simonu.blog.lemonde.fr\/?p=6882"},"modified":"2016-05-15T14:11:43","modified_gmt":"2016-05-15T13:11:43","slug":"de-la-penombre-du-clocher-a-la-salle-obscure","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lecoursdelavie.com\/?p=6882","title":{"rendered":"De la p\u00e9nombre du clocher \u00e0 la salle obscure."},"content":{"rendered":"<h4 style=\"text-align:justify;\"><em>N\u2019y voyez aucune tristesse mais le plaisir de raconter le pass\u00e9.<br \/>\n(Cliquer sur les photos)<\/em><\/h4>\n<h4 style=\"text-align:justify;\"><a href=\"http:\/\/simonuhome.files.wordpress.com\/2016\/05\/cdfe5-clocher-denis2-001.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-6885\" src=\"http:\/\/simonu.blog.lemonde.fr\/files\/2016\/05\/clocher-denis2-001-212x300.jpg\" alt=\"clocher denis2-001\" width=\"212\" height=\"300\" \/><\/a>C\u2019est une tr\u00e8s vieille histoire presque de la nuit des temps pour \u00eatre dans l\u2019atmosph\u00e8re du titre.<\/h4>\n<h4 style=\"text-align:justify;\">Ma tante vivait seule \u00e0 la sortie du village. Ses enfants faisaient leur service militaire et son mari \u00e9tait d\u00e9c\u00e9d\u00e9. Je lui tenais compagnie.<\/h4>\n<h4 style=\"text-align:justify;\">Je me rends compte aujourd\u2019hui seulement, que j\u2019ai pass\u00e9 une partie de ma vie dans l\u2019obscurit\u00e9. Nous vivions \u00e0 la lueur de l\u2019\u00e2tre l\u2019hiver ou d\u2019un lumignon pos\u00e9 sur la chemin\u00e9e le reste de l\u2019ann\u00e9e. C\u2019\u00e9tait une petite m\u00e8che qui surnageait dans un verre rempli d\u2019eau napp\u00e9e d\u2019une couche d\u2019huile. Des bougies et un quinquet* \u00e9taient en attente juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9.\u00a0Ma tante\u00a0se servait tr\u00e8s peu de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, elle aimait vivre dans le noir,\u00a0souvent dans le coin le plus sombre de la pi\u00e8ce principale.<\/h4>\n<h4 style=\"text-align:justify;\">Elle n\u2019avait pas de m\u00e9tier particulier \u00e0 part celui d\u2019estafette pour la poste en livrant des t\u00e9l\u00e9grammes \u00e0 domicile. Une sonnerie install\u00e9e au-dessus de sa porte l\u2019avertissait d\u2019un arrivage et elle partait aussit\u00f4t porter, le plus souvent, la mauvaise nouvelle. C\u2019\u00e9taient les d\u00e9c\u00e8s qui lui rapportaient le plus. Elle pouvait attendre d\u2019avoir plusieurs petits bleus pour la m\u00eame adresse pay\u00e9s vingt centimes de francs l\u2019unit\u00e9. La posti\u00e8re ne l\u2019avertissait que lorsque les condol\u00e9ances en bleu c\u00e9leste formaient un petit paquet pour ne pas l\u2019obliger \u00e0 faire mille et un voyages. Les jours de deuil ou de mariage c\u2019\u00e9tait cocagne pour le porte-monnaie, les mois ordinaires, sans relief, peu de trotte, peu de sous et pourtant\u00a0 d&rsquo;astreinte permanente.<\/h4>\n<h4 style=\"text-align:justify;\">Lorsqu\u2019elle \u00e9tait en vadrouille du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019\u00e9glise, elle se pr\u00e9sentait plusieurs fois\u00a0au bureau de\u00a0poste tout proche pour ne pas manquer \u00e0 son devoir de trotteuse des quartiers. Le reste du temps hors l\u2019\u00e9glise, elle crochetait des couvertures en coton blanc qui pouvaient prendre une ann\u00e9e de labeur. J\u2019avais la mienne pr\u00eate dans un coin de l\u2019armoire. Elle proc\u00e9dait de mani\u00e8re m\u00e9canique et se pla\u00e7ait devant la porte pour avoir plus de lumi\u00e8re lorsqu\u2019elle devait mener une op\u00e9ration plus pr\u00e9cise hors du geste habituel.<\/h4>\n<h4 style=\"text-align:justify;\">La sacristie n\u2019avait aucun secret pour elle. Elle adorait les chutes d\u2019hostie que le cur\u00e9 d\u00e9posait sur un coin de table. De la sorte, pas une miette du corps du Christ n\u2019\u00e9tait perdue. C\u2019\u00e9tait son m\u00e9dicament pr\u00e9f\u00e9r\u00e9, cens\u00e9 purifier l\u2019int\u00e9rieur de son corps alors qu\u2019elle souffrait de troubles digestifs chroniques dont elle se plaignait souvent.<\/h4>\n<h4 style=\"text-align:justify;\">Elle adorait sonner les cloches. Sa sp\u00e9cialit\u00e9 \u00e9tait le glas tint\u00e9 qu\u2019elle tenait de son p\u00e8re dont je porte nom et pr\u00e9nom. Les gens du village \u00e9taient capables de dire si c\u2019\u00e9tait elle qui \u00e9tait au bourdon, avant de chercher \u00e0 savoir quelle famille \u00e9tait frapp\u00e9e par le deuil. Pour assombrir encore un peu ma vie, elle avait projet\u00e9 de m\u2019acheter une robe de bure pour que je puisse dire la messe devant la chemin\u00e9e qui faisait office d\u2019autel avec un napperon brod\u00e9, tout blanc. Moine c\u2019\u00e9tait le premier grade, je connaissais le rite par c\u0153ur et son ambition \u00e9tait de me voir un jour au pied du tabernacle tenant bien haut le calice pour le pr\u00e9senter \u00e0 l\u2019assistance, tr\u00e8s nombreuse \u00e0 l\u2019\u00e9poque dans l&rsquo;\u00e9glise Saint Nicolas. H\u00e9las pour elle, j\u2019\u00e9tais le diable, elle le Bon Dieu. Ce fut, entre nous, un jeu de chat et de souris. Elle ne m\u2019en a jamais tenu rigueur, cela semblait plut\u00f4t l\u2019amuser aussi.<\/h4>\n<p><a href=\"http:\/\/simonuhome.files.wordpress.com\/2016\/05\/b83e2-clocher-denis.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-6886\" src=\"http:\/\/simonu.blog.lemonde.fr\/files\/2016\/05\/clocher-denis-300x212.jpg\" alt=\"clocher denis\" width=\"300\" height=\"212\" \/><\/a><em>Et par tous les chemins, il revient.<\/em><\/p>\n<h4 style=\"text-align:justify;\">La partie basse du clocher \u00e9tait sombre. Seul un rai qui venait des parties hautes assurait un semblant d\u2019\u00e9clairage. Apr\u00e8s quelques minutes, l\u2019\u0153il s\u2019habituait \u00e0 la p\u00e9nombre pour d\u00e9couvrir des toiles d\u2019araign\u00e9es, presque des draps tendus, solides comme des tulles serr\u00e9s de coton. On imaginait de grosses b\u00eates noires cach\u00e9es au fond d\u2019un long tunnel consolid\u00e9 par la poussi\u00e8re qui s\u2019\u00e9tait accumul\u00e9e, tombant des \u00e9tages sup\u00e9rieurs. On ne s\u2019approchait pas trop de ces pi\u00e8ges pour \u00e9viter toute rencontre intempestive. Le sol en terre battue mais gondol\u00e9 puisqu\u2019on avait oubli\u00e9 de l\u2019araser, d\u00e9gageait un remugle de cave qui n\u2019avait jamais connu la lumi\u00e8re du jour. Un endroit id\u00e9al pour conserver vin de messe et fromage \u00e0 cro\u00fbte fleurie. Un d\u00e9sordre invraisemblable r\u00e9gnait dans cet endroit o\u00f9 l\u2019on entassait des vieilleries sans trop s\u2019attarder. On redoutait toujours qu\u2019une cloche nous tombe sur la t\u00eate. Seul l\u2019espace r\u00e9serv\u00e9 aux cordes chues du sommet restait libre.<\/h4>\n<h4 style=\"text-align:justify;\">Certains soirs c\u2019\u00e9tait cin\u00e9ma. Tante entretenait la salle, s\u2019occupait de l\u2019affichage les jeudis et les dimanches. Le projectionniste arrivait de Propriano juste pour assurer la s\u00e9ance. Marie \u00e9tait la reine du coin. Elle faisait office d\u2019ouvreuse en dirigeant ceux qui n\u2019\u00e9taient pas des habitu\u00e9s vers leur fauteuil num\u00e9rot\u00e9. Elle ne savait pas lire les nombres mais comme pour les t\u00e9l\u00e9grammes, elle avait bonne m\u00e9moire. Vers le milieu des ann\u00e9es cinquante\/soixante nous avions droit avec tr\u00e8s peu de retard par rapport aux autres salles, \u00e0 des films de grand cin\u00e9ma. Le pont de la rivi\u00e8re Kwa\u00ef, Les canons de Navarone, Spartacus, Samson et Dalila, L\u2019amour de la vie qui m\u2019avait marqu\u00e9 avec la chanteuse noire dans une \u00e9glise \u00e0 l\u2019occasion du d\u00e9c\u00e8s d\u2019un enfant. J\u2019en frissonne encore\u2026 Dans ces cas, l\u2019affichage \u00e9tait grandiose. Je me souviens d\u2019un pont peint sur contre-plaqu\u00e9 qui couvrait tout un pan de mur devant l\u2019entr\u00e9e c\u00f4t\u00e9 Sorba, la rue principale. La fa\u00e7ade Grimaldi o\u00f9 se tenaient les s\u00e9ances \u00e9tait tr\u00e8s visit\u00e9e ce jour-l\u00e0. Des images qui me reviennent et rappellent \u00e0 quel point le village a d\u00e9clin\u00e9. Pour toucher un peu plus d\u2019argent, Marie faisait la promotion du film \u00e0 venir sans rien conna\u00eetre du scenario. Achillu vantait ses canestri en courant les quartiers avec sa pani\u00e8re pleine et tante Marie promettait un prochain film venu d\u2019Am\u00e9rique \u00e0 ne surtout pas manquer. Avant de partir, le projectionniste lui refilait quelques pi\u00e8ces voire un billet les soirs de grande affluence. Tout se faisait sans parole, elle fourrait son porte-monnaie sans chercher \u00e0 savoir ce qu\u2019elle y mettait. Elle \u00e9tait toujours contente car cette t\u00e2che lui prenait peu de temps et lui procurait bien du plaisir.<\/h4>\n<h4 style=\"text-align:justify;\">En bonne ouvreuse,\u00a0elle avait toujours sa lampe dans la poche. Il lui est m\u00eame arriv\u00e9 d\u2019\u00e9clairer l\u2019\u00e9cran lors d\u2019une sc\u00e8ne obscure. C\u2019\u00e9tait au d\u00e9but, elle ne savait pas encore que c\u2019\u00e9tait la bobine\u00a0qui commandait\u2026 Pour avoir un r\u00f4le utile aussi, je faisais rentrer un ou deux amis en cachette lorsque l\u2019op\u00e9rateur \u00e9tait dans le petit resserr\u00e9 qui servait de cabine de projection. A ce jeu, Alain \u00e9tait presque un habitu\u00e9 et se tenait pr\u00eat dans un coin du couloir\u2026 Nous \u00e9tions toujours ensemble.<\/h4>\n<h4 style=\"text-align:justify;\">Il arrivait de temps en temps qu\u2019Yvon Yva, le fakir venu d&rsquo;ailleurs, se produise \u00e0 l\u2019entre acte. C\u2019\u00e9tait dans la pure tradition de l\u2019art, avec turban, moustaches rebiqu\u00e9es et pantalon bouffant en soie brillante rouge ou bleue. Le clou du spectacle \u00e9tait tr\u00e8s attendu par les jeunes hommes de l\u2019\u00e9poque. Francis dit \u00ab\u00a0di Farrandu\u00a0\u00bb en \u00e9tait fan absolu. Yvon Yva dessinait une cible sur sa poitrine et un spectateur post\u00e9 \u00e0 quelques pas, devait tirer une balle dans le mille avec\u00a0un pistolet dont on bourrait le canon de poudre avant d\u2019y introduire une balle \u00ab\u00a0sous les yeux de tous\u00a0\u00bb. Les tireurs se bousculaient pour avoir le privil\u00e8ge de \u00ab\u00a0descendre\u00a0\u00bb le pr\u00e9tentieux.\u00a0 Dans un silence de mort, le coup claquait\u00a0puis le sourire triomphant, le fakir exhibait la balle entre ses dents. Tante \u00e9tait aux anges\u00a0: \u00ab\u00a0 A vistu\u00a0? Quissu un&rsquo; mori micca !\u00a0\u00bb (Tu as vu\u00a0? Celui-l\u00e0 est immortel\u00a0!)<\/h4>\n<h4 style=\"text-align:justify;\">Nous partions vers minuit avec la 2CV Citro\u00ebn du projectionniste C\u00e9sar qui travaillait pour M. Teisseire\u00a0et reprenait le chemin de Propriano. Parfois nous gagnions le domicile \u00e0 pied, encore un long parcours dans le noir sous la lune qui nous \u00e9clairait le chemin par intermittence.<\/h4>\n<h4 style=\"text-align:justify;\">Demain matin, je me l\u00e8verai \u00e0 l\u2019aube car le professeur de fran\u00e7ais \u00e9tait dans son fauteuil attitr\u00e9. J\u2019aurai droit \u00e0 l\u2019interrogation de circonstance pour\u00a0v\u00e9rifier si j\u2019ai bien appris mes le\u00e7ons. Avec ce syst\u00e8me \u00e9vent\u00e9, je n\u2019ai jamais \u00e9t\u00e9 pris en d\u00e9faut\u2026 De la sorte, je ne n\u00e9gligeais rien.<\/h4>\n<h4 style=\"text-align:justify;\">C\u2019est encore dans l\u2019obscurit\u00e9 que j\u2019ai vu un peu de lumi\u00e8re\u2026 Un faisceau toujours lumineux\u00a0\u00e0 travers\u00a0le plaisir de raconter.<\/h4>\n<h4><a href=\"http:\/\/simonuhome.files.wordpress.com\/2016\/05\/06ea8-img_0343.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-6889\" src=\"http:\/\/simonu.blog.lemonde.fr\/files\/2016\/05\/IMG_0343-169x300.jpg\" alt=\"IMG_0343\" width=\"169\" height=\"300\" \/><\/a><em>Le quinquet ou lampe \u00e0 p\u00e9trole.<\/em><\/h4>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>N\u2019y voyez aucune tristesse mais le plaisir de raconter le pass\u00e9. (Cliquer sur les photos) C\u2019est une tr\u00e8s vieille histoire presque de la nuit des temps pour \u00eatre dans l\u2019atmosph\u00e8re du titre. Ma tante vivait seule \u00e0 la sortie du village. Ses enfants faisaient leur service militaire et son mari \u00e9tait d\u00e9c\u00e9d\u00e9. Je lui tenais<a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/lecoursdelavie.com\/?p=6882\">Lire la suite de <span class=\"screen-reader-text\">\u00ab\u00a0De la p\u00e9nombre du clocher \u00e0 la salle obscure.\u00a0\u00bb<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[2],"tags":[925,995,996,1009,1074],"class_list":["post-6882","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","tag-la-sacristie","tag-le-cinema-de-naguere","tag-le-clocher","tag-le-diable-et-le-bon-dieu","tag-le-tabernacle"],"aioseo_notices":[],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/paTogX-1N0","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lecoursdelavie.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6882","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lecoursdelavie.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lecoursdelavie.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lecoursdelavie.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lecoursdelavie.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=6882"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/lecoursdelavie.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6882\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lecoursdelavie.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=6882"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lecoursdelavie.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=6882"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lecoursdelavie.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=6882"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}