{"id":5832,"date":"2015-10-08T17:13:04","date_gmt":"2015-10-08T16:13:04","guid":{"rendered":"http:\/\/simonu.blog.lemonde.fr\/?p=5832"},"modified":"2015-10-08T17:13:04","modified_gmt":"2015-10-08T16:13:04","slug":"evocation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lecoursdelavie.com\/?p=5832","title":{"rendered":"Evocation."},"content":{"rendered":"<h5 style=\"text-align:justify;\"><em><a href=\"http:\/\/simonuhome.files.wordpress.com\/2015\/10\/411b7-image0-005.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-5833\" src=\"http:\/\/simonu.blog.lemonde.fr\/files\/2015\/10\/image0-005-300x216.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"216\" \/><\/a>A Marianne.<br \/>\n(Cliquer sur les photos)<\/em><\/h5>\n<h5 style=\"text-align:justify;\">Ha\u00a0! J\u2019ai fini ma journ\u00e9e. J\u2019ai h\u00e2te de coucher sans attendre ces pens\u00e9es qui m\u2019ont travers\u00e9 l\u2019esprit.<\/h5>\n<h5 style=\"text-align:justify;\">Tous les matins, d\u00e8s que le temps le permet, je vais sonder ma pente que vous connaissez d\u00e9sormais. Je pioche et je pioche tel un Sisyphe qui aurait perdu son rocher et s\u2019invente un nouveau mythe\u2026 tourne et retourne la terre sans fin.<\/h5>\n<h5 style=\"text-align:justify;\">J\u2019aime ces moments entre moi et moi. C\u2019est alors que je cogite le plus. La pioche, je ne la sens m\u00eame pas, elle\u00a0devient prolongement. Pourtant je ne suis plus en bon \u00e9tat pour ce genre d\u2019exercice mais cela me plait et tel un sto\u00efcien de la Gr\u00e8ce Antique, heureux dans le pire, je ne connais plus la douleur dans ces moments d\u2019\u00e9vasion. Les articulations subissent sans rien dire, chaque partie du corps se mobilise pour la m\u00eame cause\u00a0: permettre la m\u00e9ditation pendant que le corps se fatigue pour un repos bien m\u00e9rit\u00e9. Mais n\u2019allez surtout pas croire que je tiens la ligne haricot vert. Non, je me porte plut\u00f4t bien comme on dit, ce qui n\u2019est pas l\u2019avis du m\u00e9decin. Plut\u00f4t bien en chair. On n\u2019est pas \u00e9picurien si l\u2019on ne profite de tous les contrastes, de tous les contraires, de ces exc\u00e8s qui vous ballotent sur une montagne russe. Des hauts et des bas \u00e0 successions soudaines et parfois brutales. C\u2019est ainsi, j\u2019aime les soubresauts. Le calme et la temp\u00eate comme les plaisirs d\u2019ici-bas.<\/h5>\n<h5 style=\"text-align:justify;\">Mon esprit avait tout loisir de vagabonder et dans ces cas-l\u00e0, il se prom\u00e8ne dans le pass\u00e9 pour y chercher un peu de r\u00e9confort. D\u2019ailleurs, il ne sait d\u00e9tecter que les bons moments, ces moments de plaisir et de sourire. J\u2019ai cette facult\u00e9 de garder la douleur du pass\u00e9 en filigrane puisqu\u2019elle existe et nourrit mes contrastes mais je fonctionne comme un amn\u00e9sique du mal pour ne pas l\u2019infliger aux autres, cela me convient tr\u00e8s bien. Aujourd\u2019hui, entre deux coups de pioche et un ratissage, mon esprit circulait devant chez Barberine et Marianne, m\u00e8re et fille. C\u2019\u00e9tait un passage oblig\u00e9 pour aller chez mes grands-parents. Ces dames aussi, rayonnaient de bont\u00e9. Marianne que je n\u2019ai pas revue depuis longtemps doit rayonner encore. Elles vous envoyaient des ondes positives et prenaient plaisir \u00e0 discuter un instant avec vous. On devinait sans effort cette envie de partager un bon moment de vie sans malveillance. Elles vous demandaient de vous arr\u00eater plus souvent, de venir vous assoir pour parler des choses simples de la vie.<\/h5>\n<h5 style=\"text-align:justify;\">Lorsque j\u2019\u00e9tais loin de chez moi, je travaillais \u00e0 Versailles, elles \u00e9taient notre lien direct avec la famille en cas d\u2019urgence. Depuis mon t\u00e9l\u00e9phone orange vif j\u2019avais acc\u00e8s au t\u00e9l\u00e9phone noir qui servait de contact avec les miens. G\u00e9n\u00e9ralement les mauvaises nouvelles circulaient du noir vers l\u2019orange. C\u2019est ainsi que j\u2019ai appris le d\u00e9c\u00e8s de ma grand-m\u00e8re puis celui de mon grand-p\u00e8re sans passer par le petit bleu beaucoup plus laconique du genre \u00ab\u00a0Grand-p\u00e8re dcd. Bises\u00a0\u00bb (t\u00e9l\u00e9gramme pour ceux qui ne l\u2019ont pas connu). C\u2019\u00e9tait un grand pas pour nous et l\u2019occasion d\u2019en savoir davantage.<\/h5>\n<h5 style=\"text-align:justify;\">Grand-m\u00e8re, \u00e0 chacune de mes apparitions, disait\u00a0: \u00ab\u00a0Tu es pass\u00e9 dire bonjour \u00e0 Barberine\u00a0?\u00a0\u00bb Elles habitaient \u00e0 cinquante m\u00e8tres l\u2019une de l\u2019autre, elles ne se voyaient pas souvent, elles avaient \u00e0 faire et l\u2019\u00e2ge ne leur laissait plus grande mobilit\u00e9 du temps dont je vous parle. Je n\u2019ai pas connu leur pass\u00e9 mais je devinais la r\u00e9ciprocit\u00e9 de leur attachement. En ce temps, point n\u2019\u00e9tait besoin de faire du vent pour dire sa complicit\u00e9. C\u2019\u00e9tait une \u00e9poque b\u00e9nie o\u00f9 les personnes avaient une \u00e2me sinc\u00e8re et souvent sereine\u2026<\/h5>\n<h5 style=\"text-align:justify;\">Il n\u2019est pas toujours de bon ton d\u2019entendre dire \u00ab\u00a0Avant, c\u2019\u00e9tait mieux\u00a0\u00bb. Chaque \u00e9poque a ses bons c\u00f4t\u00e9s et ses travers, c\u2019est une lapalissade\u2026 alors, ce n\u2019est pas une esquive pour \u00e9chapper \u00e0 la critique, je d\u00e9clare : \u00ab\u00a0Dieu que j\u2019ai aim\u00e9 cette \u00e9poque, et que j\u2019aime m\u2019y replonger si souvent\u00a0!\u00a0\u00bb C\u2019est plus acceptable de le dire de la sorte.<\/h5>\n<h5 style=\"text-align:justify;\">Ainsi, mon \u00e2me qui va puiser dans le vieux temps reste perp\u00e9tuellement jeune, fringante et vivante. Ce sont les racines invisibles parce que souterraines qui font le feuillage \u00e9clatant ou pas\u2026<\/h5>\n<h5 style=\"text-align:justify;\">Une mani\u00e8re comme une autre de se ressourcer perp\u00e9tuellement avec ce va et vient incessant entre pass\u00e9 et pr\u00e9sent.<\/h5>\n<h5><em><strong>Photo<\/strong>: Marianne est derri\u00e8re sa m\u00e8re Barberine, la plus petite. Original d\u00e9tenu par Jacqueline Valli.<\/em><\/h5>\n<h5><a href=\"http:\/\/simonuhome.files.wordpress.com\/2015\/10\/4d2dc-dsc_00461.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-5834\" src=\"http:\/\/simonu.blog.lemonde.fr\/files\/2015\/10\/DSC_00461-300x267.jpg\" alt=\"DSC_0046\" width=\"300\" height=\"267\" \/><\/a> <a href=\"http:\/\/simonuhome.files.wordpress.com\/2015\/10\/b3d2b-dsc_0076.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-5835\" src=\"http:\/\/simonu.blog.lemonde.fr\/files\/2015\/10\/DSC_0076-264x300.jpg\" alt=\"DSC_0076\" width=\"264\" height=\"300\" \/><\/a>J&rsquo;offre ces images d&rsquo;orchid\u00e9e sauvage de Corse et de girofl\u00e9e \u00e9gar\u00e9e sous un ciste \u00e0 Marianne, en souvenir d&rsquo;une gentillesse qui n&rsquo;a jamais failli.<\/h5>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A Marianne. (Cliquer sur les photos) Ha\u00a0! J\u2019ai fini ma journ\u00e9e. 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